Accéder au contenu principal

Loi sécurité à Hong Kong: l'Australie suspend son traité d'extradition

Le Permier ministre australien, Scott Morrison, lors d'une conférence de presse à Canberra, le 22 mars 2020.
Le Permier ministre australien, Scott Morrison, lors d'une conférence de presse à Canberra, le 22 mars 2020. DAVID GRAY / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Premier ministre australien Scott Morrison a annoncé, jeudi 9 juillet, la suspension du traité d'extradition mis en place avec Hong Kong après l'imposition par Pékin, la semaine passée, d'une nouvelle loi de sécurité qui autorise l'extradition vers la Chine continentale de suspects arrêtés dans l'ex-colonie britannique.

Publicité

« L'adoption de la loi sur la sécurité nationale constitue un changement de circonstance fondamentale. » C'est la raison invoquée par le Premier ministre australien Scott Morrison pour justifier sa décision de suspendre son traité d'extradition avec Hong Kong, indique notre correspondant à SydneyGrégory Plesse.

Le chef du gouvernement a en outre annoncé que les quelque 10 000 citoyens hong-kongais actuellement en Australie, essentiellement des jeunes détenteurs d'un visa étudiant, pourront voir leur titre de séjour prolongé de cinq ans, au terme desquels ils pourront même demander un titre de séjour permanent.

« Risques accrus d'arrestation »

Dans un contexte de tensions grandissantes avec le régime chinois au cours des derniers mois, Scott Morrison a également averti les Australiens qui souhaiteraient se rendre à Hong Kong. Il les prévient qu'ils s'exposent à « des risques accrus d'arrestation pour des motifs peu clairs concernant la sécurité nationale ».

Hong Kong a signé avec Canberra un traité de libre-échange au mois de janvier. L'ancienne colonie britannique est l'un des principaux partenaires commerciaux de l'Australie.

Colère de Pékin

La réaction ne s’est pas fait attendre et, comme d’habitude, Pékin a dénoncé une interférence étrangère sur un sujet relevant de ses propres affaires internes, c’est-à-dire tout ce qui se passe à Hong Kong. Les remontrances sont arrivées dans un premier temps de l’ambassade de Chine en Australie, qui a pointé du doigt des « remarques irresponsables ». Le ministère des Affaires étrangères a ensuite pris le relais depuis Pékin, ce jeudi après-midi, critiquant une violation sérieuse des relations internationales, rapporte notre correspondant en Chine,Zhifan Liu.

À écouter : La fin des espoirs démocratiques à Hong Kong

Les mesures, qui ont provoqué le courroux du régime communiste, arrivent une semaine après l’instauration d’une loi de sécurité nationale dans l’ancienne colonie britannique qui inquiète grandement les militants des droits de l’homme.

Depuis ce coup de force de Pékin, plusieurs chancelleries occidentales ont réagi avec des décisions similaires, comme le Royaume-Uni qui a offert un permis de résidence à 3 millions de Hong-Kongais, menant là aussi à des protestations de la Chine, qui a menacé Londres de mesures de rétorsion.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.