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Origine du coronavirus: des experts de l'OMS mènent l'enquête en Chine

Un médecin chinois s'entrtient avec le dernier patient guéri du Covid-19 dans un hôpital de Wuhan, le 17 juin 2020.
Un médecin chinois s'entrtient avec le dernier patient guéri du Covid-19 dans un hôpital de Wuhan, le 17 juin 2020. STR / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Des experts de l'Organisation mondiale de la santé arrivent ce samedi 11 juillet à Pékin pour une mission exploratoire avant le démarrage de l'enquête que l'OMS veut mener sur l'origine du virus apparu en Chine fin 2019.

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La mission des deux experts, un épidémiologiste et un spécialiste de la santé animale, intervient alors que l'OMS a lancé ce vendredi un appel à la vigilance devant l'explosion récente des contaminations dans le monde. La pandémie de Covid-19 a déjà tué plus de 556 000 personnes et elle continue de progresser, particulièrement aux États-Unis et au Brésil, où le nombre des décès a dépassé vendredi les 70 000.

En annonçant que les experts de l'OMS étaient en route pour la Chine, la porte-parole de l'organisation, Margaret Harris, a indiqué qu'ils auraient des entretiens avec des responsables chinois et détermineraient les lieux que la future mission d'enquête devra visiter. « L'une des plus grandes questions est de savoir si le virus a été transmis à l'homme par un animal et de quel animal il s'agit », a-t-elle déclaré.

La grande majorité des chercheurs s'accorde à dire que le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 à l'origine de la pandémie est sans doute né chez la chauve-souris. Mais les scientifiques pensent qu'il est passé par une autre espèce avant de se transmettre à l'homme. C'est cette pièce du puzzle que la communauté scientifique internationale et l'OMS espèrent découvrir afin de mieux comprendre ce qui s'est passé, pour mieux cibler les pratiques à risques et éviter une nouvelle pandémie.

Une « mission sans aucun risque » pour la Chine

La Chine avait donné son accord pour cette mission après une résolution adoptée à l'unanimité en mai dernier lors de l'Assemblée mondiale de la santé, l'organe dirigeant de l'OMS. des pays comme l'Australie et les États-Unis avaient été en pointe pour appeler à une large enquête sur la gestion par Pékin des débuts de la crise épidémique,identifiée d'abord à Wuhan en décembre dernier.

« C'est une enquête scientifique et une tentative délibérée d'établir un repère clair qui ne soit pas une faute. Ce n'est pas le type d'enquête que l'Australie et d'autres ont proposé plus tôt cette année », précise Sara Davies, professeure de relations internationales spécialisée dans la santé publique globale à l'Université Griffith en Australie, citée par le South China Morning Post. La Chine, selon elle, a accepté la mission de l'OMS à partir du moment où elle ne jeterait la faute sur personne, et surtout pas sur elle. Une « mission sans aucun risque », souligne donc le quotidien hongkongais.

Un message relayé cette semaine par Zhao Lijian, le tonitruant porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères : la recherche de l'origine n'aura pas lieu seulement en Chine, mais aussi dans d'autre pays, selon le « consensus fondamental » trouvé par la Chine avec l'OMS, a-t-il insisté.

Les Américains saluent une « étape nécessaire »

Ce vendredi, les États-Unis ont salué cette enquête lancée par l'OMS sur les origines du virus. « Nous considérons cette enquête scientifique comme une étape nécessaire pour avoir une compréhension complète et transparente de la manière dont ce virus s'est répandu dans le monde », a déclaré l'ambassadeur américain auprès des Nations unies à Genève, Andrew Bremberg, à des journalistes, dans une déclaration inhabituellement positive concernant l'OMS.

Les États-Unis, qui ont lancé officiellement mardi 7 juillet la procédure de retrait de l'OMS, vilipendent l'organisation depuis le début de la crise, l'accusant d'avoir tardé à réagir et surtout d'avoir été trop complaisante avec la Chine, où est apparu le virus fin 2019. Donald Trump avait annoncé fin mai « mettre fin à la relation » entre son pays et l'OMS, qualifiée de « marionnette de la Chine ».

L'ambassadeur américain a dit espérer que les autorités chinoises offriraient aux scientifiques « un accès complet aux données, aux échantillons et aux localités ».

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