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L'Asie du Sud, prochain épicentre du coronavirus?

Des personnels soignants viennent faire des tests du coronavirus à Bombay
Des personnels soignants viennent faire des tests du coronavirus à Bombay REUTERS/Francis Mascarenhas
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La maladie progresse toujours et très vite sur le sous-continent asiatique. La Croix-Rouge tire la sonnette d’alarme alors que la saison des moussons risque d'aggraver la situation.

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L'Inde a franchi vendredi le cap du million de cas déclarés de la maladie Covid-19, les autorités locales multipliant les restrictions sanitaires et reconfinements pour contenir la propagation de l'épidémie de coronavirus.

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Troisième nation au monde en nombre de contaminations recensées, après les États-Unis et le Brésil, le géant asiatique comptait vendredi 25 602 morts pour 1 003 832 cas confirmés depuis le début de la pandémie, selon des chiffres officiels publiés dans la matinée par le ministère de la Santé. La deuxième nation la plus peuplée de la planète a enregistré près de 35 000 cas et 700 décès supplémentaires attribués au virus au cours des dernières 24 heures, selon le bilan officiel. En conséquence, l'État du Bihar et la ville de Bangalore se sont reconfinés cette semaine.

Des chiffres préoccupants alors que la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) s'inquiétait cette semaine de voir l'Asie du Sud en chemin pour devenir le prochain épicentre de la pandémie de coronavirus. John Fleming, qui dirige les opérations de la Croix-Rouge en Asie, en appelle à la communauté internationale tant qu'il est encore temps d'agir : « Bien sûr, on peut comprendre qu’avec cette pandémie qui a pris de l’ampleur, l’attention mondiale se soit déplacée de l’Asie à l’Europe puis des États-Unis à l’Amérique latine. Mais il faut un véritable effort autour de la région Asie Pacifique, en particulier parce que l’Asie du Sud entre dans la saison des moussons et des cyclones, ce qui va ajouter des défis considérables à la gestion de la maladie et un double facteur de risque pour la sécurité sanitaire : la pandémie et les catastrophes naturelles. »

Une saison de la mousson particulièrement destructrice

Les experts s'attendent à ce que la mousson 2020 soit l'une des plus destructrices de ces dernières années dans la région. Les inondations « sont rapidement en train de devenir parmi les plus importantes de ces dernières années à travers le Bangladesh, l'Inde et le Népal », a déclaré dans un communiqué Antony Balmain, un responsable de l’IFRC.

Dans le nord-est de l'Inde, des maisons et des localités où vivent plus de quatre millions de personnes ont été inondées ou endommagées par les précipitations torrentielles dans le grand État d'Assam. Trente-trois personnes y ont péri au cours des dix derniers jours.

Au Bangladesh, la situation s'améliore mais près d'un tiers du territoire de cette nation deltaïque reste recouvert d'eau. Au moins six personnes ont péri et 1,8 million sont affectées.

(Avec AFP)

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