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Témoin des camps de réfugiés australiens, Berhooz Boochani obtient l’asile en Nouvelle-Zélande

le réfugié kurde-iranien Behrouz Boochani à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le 22 novembre 2019.
le réfugié kurde-iranien Behrouz Boochani à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le 22 novembre 2019. SANKA VIDANAGAMA / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Après avoir fui l’Iran en 2013 et passé 6 ans dans un camp de réfugiés controversé en Australie, le journaliste kurde iranien Behrouz Boochani a finalement obtenu l'asile politique en Nouvelle-Zélande.

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Il est désormais libre de ses mouvements. Grand témoin des camps de détention australiens, Berhooz Boochani a obtenu l’asile politique en Nouvelle-Zélande vendredi 24 juillet. Son périple a débuté en 2013 lorsqu’il a fui l’Iran où il était persécuté en tant que journaliste kurde. Arrêté la même année par l’Australie où il cherchait refuge, il est resté en détention dans le camp de l’île de Manus pendant 6 ans. Son livre Témoignage d'une île prison, envoyé page après page par WhatsApp à un éditeur australien pendant sa détention a été primé et traduit dans de nombreuses langues. Berhooz Boochani était arrivé en Nouvelle-Zélande en 2019.

À (ré)écouter: Fréquence Asie – Behrouz Boochani: « L'Australie nous a volé six ans de notre vie »

C'est pour présenter cet ouvrage, en novembre 2019, que Berhooz Boochani avait obtenu un court visa en Nouvelle-Zélande. Il y est resté, soutenu dans sa demande d'asile par Amnesty International. « Nous sommes très heureux de cette nouvelle, c’est un moment de joie à savourer. Berhouz Boochani est à présent libre de vivre où il veut, loin des persécutions qu’il a subies en tant que journaliste kurde ou des persécutions du gouvernement australien. Il peut enfin redevenir un homme ordinaire au lieu d’être le visage de cette politique épouvantable », raconte avec soulagement la directrice de l'ONG Meg de Ronde.

« Il faut en finir avec ce système tortionnaire »

Occupant aujourd’hui un poste de chercheur à l'université de Christchurch, Berhooz Boochani témoigne dans son livre des conditions de vie dans les camps de détention de Manus, dans le nord-est de l'archipel papouasien. Il rapporte notamment des cas de détresse, d’automutilations et de suicides. Pendant des années, Canberra a relégué les clandestins tentant de gagner ses côtes vers des camps offshore sur cette île, ou dans le petit État plus à l'Est de Nauru, en application d'une politique d'immigration condamnée par les organisations de défense des droits de l'Homme.

« Nous espérons que le gouvernement australien va enfin comprendre qu’il est plus qu’urgent de permettre à ces hommes et femmes et leurs familles de se réinstaller dans des pays tiers et qu'après quasiment 8 ans d’existence il faut en finir avec ce système tortionnaire », a réagi la directrice de l’ONG. Dès l'installation en Papouasie de ces camps externalisés, la Nouvelle Zélande devait, au terme d’un accord, relocaliser sur son sol 150 réfugiés par an. Amnesty International appelle le gouvernement Australien à accepter cet accord qu’il refuse depuis des années.

►À (re)lire: Comment l’Australie exporte l’accueil de migrants dans des camps offshore

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