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Cachemire: un haut responsable du parti du Congrès dénonce sa détention

Un soldat indien monte la garde dans une rue de Srinagar, capitale d'été du Jammu-et-Cachemire, sous couvre-feu (illustration).
Un soldat indien monte la garde dans une rue de Srinagar, capitale d'été du Jammu-et-Cachemire, sous couvre-feu (illustration). REUTERS/Danish Ismail
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Inde, cela fait près d’un an que le gouvernement fédéral a abrogé unilatéralement l’autonomie du Cachemire, coupant les lignes de communication et enfermant arbitrairement des centaines de politiciens de l’opposition. Un an après, une partie d’entre eux n’a toujours pas été libérée, malgré les affirmations des autorités. Jeudi, l'un des prisonniers a donné signe de vie.

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De notre correspondant en Inde, Sébastien Farcis

La scène dure quelques secondes seulement. Saifudin Soz, ancien ministre fédéral et haut responsable du parti du Congrès au Cachemire, passe la tête au-dessus du mur de sa maison pour parler à une caméra de télévision. « Je ne suis pas libre de mes mouvements », lance-t-il, avant d’être attrapé violemment par des gardes.

Ce dirigeant modéré de l’opposition affirme que cela fait un an qu’il est sous une forme quelconque de détention. Et des dizaines d’autres politiciens du Cachemire seraient dans la même situation, pour la simple raison qu’ils ont déclaré leur opposition à l’abrogation unilatérale de l’autonomie de leur région.

Khurram Parvez est coordinateur de la Coalition de la société civile du Cachemire (Jammu Kashmir Coalition of Civil Society, JKCCS). « Aucune charge n’est officiellement retenue contre ces personnes. Elles sont en détention préventive sous le prétexte que si elles étaient libres, elles pourraient perturber la paix au Cachemire. Ce genre de détentions violent leur droit à avoir une opinion, et elles sont donc illégales. Le risque, c’est que quand vous criminalisez les opinions, la population a alors recours, à la place, à des actions subversives ou violentes. »

Le gouvernement continue à affirmer que Saifudin Soz est libre de ses mouvements. Et au lendemain de la médiatisation de cette affaire, New Delhi a décidé de relâcher Sajad Lone, un autre célèbre politicien détenu depuis un an.

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