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Hong Kong: le patron de presse pro-démocratie Jimmy Lai remis en liberté sous caution

Le patron de presse pro-démocratie Jimmy Lai, au siège de son groupe Next Digital à Hong Kong, le 16 juin 2020.
Le patron de presse pro-démocratie Jimmy Lai, au siège de son groupe Next Digital à Hong Kong, le 16 juin 2020. Anthony WALLACE / AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le magnat des médias hongkongais Jimmy Lai, arrêté lundi lors d'une opération de police au nom d'une loi sécuritaire imposée par la Chine, a été libéré mardi soir, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Jimmy Lai, magnat de la presse hongkongaise et figure du mouvement pro démocrate, a été remis en liberté sous caution dans la nuit de mardi à mercredi tandis que son journal, l'Apple Daily, a affiché sa volonté de poursuivre le combat.

Le propriétaire du journal, âgé de 71 ans, est sorti de détention flanqué de ses avocats.

Une foule de ses partisans l'attendaient devant le commissariat de police où il était détenu. Ils ont promis de « combattre jusqu'au bout » et de soutenir l'Apple Daily en s'engageant à « se procurer une pomme (apple) par jour ». Jimmy Lai s'est engouffré dans une voiture sans faire de déclaration.

Mardi, au lendemain de la perquisition au siège du tabloïd et de l'arrestation de son propriétaire pour soupçon de collusion avec des forces étrangères, et comme un défi aux autorités, le quotidien avait publié en première page une photo du magnat de la presse, menotte aux poignets, et promis de poursuivre le combat.

« Hier ne sera pas le jour le plus sombre de l'Apple Daily car les nuisances, la répression et les arrestations ultérieures continueront de susciter en nous la peur », écrivait le journal dans cet éditorial du « jour d'après ».

« Néanmoins, les prières et encouragements de nombreux lecteurs et rédacteurs nous permettent de croire que tant qu'il y aura des lecteurs, il y aura des rédacteurs, et que l'Apple Daily va certainement continuer de se battre », ajoute-t-il.

Plus de 500 000 exemplaires du journal avaient été imprimés, contre 100 000 habituellement, pour rendre compte de l'arrestation de Jimmy Lai sur la base de la nouvelle loi de sécurité nationale imposée par Pékin à la « région administrative spéciale » de Hong Kong.

Cela me semble evident que le régime [chinois] et le gouvernement utilisent la loi de sécurité nationale pour faire taire les dissidents politiques, et cela risque de viser de plus en plus de Hongkongais, pas seulement. C’est flagrant qu’il s’agit de persecution et de suppression politique.

Les Hongkongais soulagés par la libération de Jimmy Lai, un reportage de Florence de Changy

Jimmy Lai est pour l'instant la figure la plus importante du mouvement pro démocrate à avoir été arrêté en vertu de cette loi contestée, entrée en vigueur le 30 juin dernier pour combattre la sécession, la subversion, le terrorisme et la collusion avec des forces étrangères.

Ses détracteurs y voient une étape supplémentaire dans la reprise en main par le pouvoir central chinois de l'ancienne colonie britannique, au mépris du principe « un pays, deux systèmes » qui a présidé à sa rétrocession, en 1997.

En Chine continentale, la presse officielle a déclaré que l'arrestation de Jimmy Lai montrait ce qu'il en coûtait de « danser avec l'ennemi ».

La militante pro-démocrate Agnes Chow, qui avait été elle aussi arrêtée lundi, a été libérée sous caution tard mardi soir. Chow appartenait comme Joshua Wong au mouvement Demosisto, qui a décidé de se dissoudre avant même que la loi sur la sécurité nationale n'entre en vigueur.

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