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Le Cambodge perd une partie de l'avantage commercial accordé par l'UE

L'Union européenne suspend l'avantage commercial accordé au Cambodge. Les produits cambodgiens exportés seront taxés à 20% (photo d'illustration).
L'Union européenne suspend l'avantage commercial accordé au Cambodge. Les produits cambodgiens exportés seront taxés à 20% (photo d'illustration). TANG CHHIN Sothy / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au terme d’un an et demi de procédures, le Cambodge perd en partie un avantage commercial accordé par l’Union européenne (UE). Le pays d’Asie du Sud-Est, comme d’autres pays en développement, bénéficie de la préférence douanière « Tout sauf les armes » qui exempte ses marchandises de taxe douanière sur le marché européen. L’UE est la destination de près d'un tiers des exportations du Cambodge dont une large majorité de produits textiles, de chaussures ou de bagagerie. Sur place, les autorités se disent prêtes à s'adapter.

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De notre correspondante à Phnom Penh, Juliette Buchez

Parti d’opposition dissous à un an des élections de 2018, président du parti arrêté et accusé de trahison, difficultés pour les syndicats à exercer leurs fonctions... Ces points ont été soulevés par l’Union européenne qui dit avoir constaté des violations « graves et systématiques » des droits humains et des travailleurs au Cambodge.

Des taxes de 20 % sur les produits exportés

Cependant le respect de ces droits fait partie des conditions sine qua non pour bénéficier de la préférence douanière « Tout sauf les armes ». L’Union européenne dit ne pas avoir constaté d’améliorations en la matière. À partir de ce mercredi 12 août des taxes de douanes s’appliqueront donc à l'équivalent de 20 % des biens cambodgiens exportés vers l’UE.

La mesure risque de perturber le secteur textile, l’un des piliers économiques du Cambodge. Entre la perspective de la perte de cette préférence douanière et la crise du Covid-19, l’industrie textile est déjà profondément déstabilisée depuis plusieurs mois. De nombreuses usines ont fermé ou suspendu en partie leur activité depuis février. Et 150 000 des 900 000 ouvriers textiles du pays ont perdu leur emploi.

Le gouvernement de Hun Sen, inamovible Premier ministre au pouvoir depuis 35 ans, n’a cessé de se dire prêt à affronter les conséquences de cette perte plutôt que de chercher à l’éviter.

Toujours plus proche de l’ami chinois, le Cambodge a négocié en six mois à peine un accord de libre échange avec Pékin qui doit être, assez symboliquement, ratifié dans les semaines qui viennent.

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