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Covid en Inde: la vie nocturne ravagée par les restrictions sanitaires à Bangalore

Autrefois surnommée la «ville-pub de l’Inde», Bangalore paie aujourd'hui les frais de 6 mois de restrictions sur sa vie nocturne.
Autrefois surnommée la «ville-pub de l’Inde», Bangalore paie aujourd'hui les frais de 6 mois de restrictions sur sa vie nocturne. Wikimedia Commons CC BY-SA 4.0 StoriesofKabeera
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Inde, cinq mois de restriction d'activité ont mis la scène de la vie nocturne à genoux. Exemple à Bangalore, autrefois réputée pour ses bars mais qui fait face à de nombreuses fermetures depuis mars. Reportage.

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Avec notre correspondant à Bangalore, Côme Bastin

Nous sommes en soirée à Big Brewsky, une des plus grande brasseries d’Asie. Pourtant, l’établissement est vide. Depuis Mars, les bars indiens ont fermé pour lutter contre la pandémie. Si les clients peuvent encore acheter de l’alcool à emporter, cela ne comble pas le manque à gagner. Ceci malgré une course aux promotions, explique Martin Bernard, maître brasseur canadien de l’établissement : « Pour 500 roupies vous obtenez 2 litres de bières. Généralement, c’est le prix de 500 ml. Donc on donne 4 fois plus de bière pour le même prix. On a autour de 750 tables, 2 500 places assises et il y a 3 clients ! La situation est très alarmante. »

Autrefois surnommée la « ville-pub de l’Inde », Bangalore paie aujourd'hui les frais de 6 mois de restrictions sur sa vie nocturne. Si cette brasserie géante réussit à survivre, beaucoup d’autres ont mis la clé sous la porte depuis le confinement. Propriétaire de plusieurs pubs mythiques, Vijar Suvarna regrette : « Plus de 500 groupes ont commencé leurs carrières dans mes bars ! Mais le confinement nous a gravement affectés. Il nous faut continuer à payer chaque mois les salariés, le loyer, la licence, alors même qu’il n’y a plus de clients. Les gens préfèrent rester devant Netflix et se faire livrer des repas. J’ai donc décidé de fermer mes six établissements. »

Membre de l’Association nationale des restaurateurs indiens, Vijar Suvarna a écrit au gouvernement du Karnataka pour réclamer la réouverture des bars avec précautions sanitaires.

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