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Japon: rumeurs alarmantes sur la santé du Premier ministre Shinzo Abe

Le Premier ministre Shinzo Abe peut-il se maintenir au pouvoir jusqu'au Jeux Olympiques de Tokyo à l'été 2021 ?
Le Premier ministre Shinzo Abe peut-il se maintenir au pouvoir jusqu'au Jeux Olympiques de Tokyo à l'été 2021 ? Kazuhiro NOGI / AFP
Texte par : Frédéric Charles
3 mn

Deux visites dans un hôpital de Tokyo en une semaine pour des examens médicaux approfondis. L’état de santé de Shinzo Abe, le chef du gouvernement de la troisième économie du monde, suscite une inquiétude grandissante. D’autant plus qu’il avait déjà dû quitter le pouvoir une première fois, en septembre 2007, pour des raisons de santé. Sait-on de quoi souffre le Premier ministre japonais ?

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de notre correspondant à Tokyo,

Shinzo Abe promet de donner ce vendredi 28 août, des précisions sur ses tests médicaux. Le chef du gouvernement est sujet à des crises de rectocolite hémorragique, une maladie incurable de l’intestin dont il souffre depuis l’age de 17 ans. En 2007, son premier passage a la tête du Japon avait été bref, à peine un an : ses crises de colites ulcéreuses avaient déjà eu raison du Premier ministre. « Je devais aller aux toilettes 30 fois par jour », avait alors expliqué Shinzo Abe. Depuis son retour au pouvoir en 2012, un médicament lui permet d’atténuer ses désordres intestinaux et ses douleurs. Mais la maladie est peut-être réapparue. Selon ses proches, il aurait craché du sang début juillet.

Le mandat de Shinzo Abe à la tête du gouvernement japonais court jusqu’à septembre 2021. La presse japonaise s'interroge : peut-il se maintenir a son poste jusqu’à cette échéance ? Les médias nippons vont plus loin : ils parlent de la fin de « l’ère Abe ». Ils scrutent le moindre changement dans son apparence physique, comparent le nombre de pas qu’il effectue chaque jour et à quel rythme par rapport à sa moyenne habituelle. Cette semaine, même après une deuxième visite à l’hôpital, Shinzo Abe a battu un record de longévité au poste de Premier ministre du Japon avec 2 800 jours d’affilée sur un même mandat. Il veut s’accrocher au pouvoir jusqu’en septembre 2021 pour s’auréoler – s’ils auront lieu – du succès de la tenue des Jeux de Tokyo fixés à l’été de l'an prochain.

Manque d'alternance crédible

Ces inquiétudes sur l’état de santé de Shinzo Abe interviennent au moment où sa popularité dans les sondage d’opinion est au plus bas. Plus de 70 % des Japonais se disent mécontents de sa gestion de l’épidémie de coronavirus. Pourtant, le pays gère mieux cette crise que l’Europe et les États-Unis, avec près de 62 000 infections, 1 200 décès pour une population de 126 millions d’habitants. Mais il y a une recrudescence des infections depuis juillet. Il est reproché à Shinzo Abe de privilégier l'économie, de sous-évaluer la gravité de l’épidémie et de ne procéder qu’à un faible nombre de tests.

En attendant, le parti conservateur au pouvoir fait tout pour prévenir un départ anticipé du Premier ministre. Shinzo Abe a négligé les reformes structurelles pour réinventer un nouveau modèle de croissance et de société, répondre au choc lie a la pandémie du Covid-19. Ses éventuels successeurs sont tout sauf des réformistes. Et l’opposition n’apparaît pas comme une alternance crédible.

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