Chine: des militants pro-démocratie appellent au boycott du film «Mulan»

Des manifestants sud-coréens solidaires des actions pro-démocratie à Hong Kong mobilisés à Séoul, le 1er juillet 2020, contre la sortie du film «Mulan».
Des manifestants sud-coréens solidaires des actions pro-démocratie à Hong Kong mobilisés à Séoul, le 1er juillet 2020, contre la sortie du film «Mulan». Ed Jones/AFP

Les studios Disney sortent, vendredi 4 septembre, le film « Mulan », basé sur une légende chinoise millénaire qui raconte l'histoire d'une jeune fille guèrrière. Avant d'arriver dans les salles de cinémas du monde entier, le film sera diffusé sur la chaîne de streaming Disney+. Mais cette production grand public est menacée par un boycott lancé sur les réseaux sociaux par des militants pro-démocratie à Hong Kong, à Taïwan et en Thaïlande.

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Mulan, guerrière qui se bat avec courage pour sauver l’empire, va-t-elle aussi triompher à l'écran ? Pas si sûr. Le film des studios Disney sort ce vendredi 4 septembre sur la chaîne Disney+. Cette production, qui a coûté 200 millions de dollars, semble être née sous une mauvaise étoile. En mars dernier, elle était victime de la pandémie de coronavirus et des fermetures de salles de cinéma dans le monde entier.

L'Alliance du thé au lait se mobilise sur les réseaux sociaux

Pour sa sortie officielle, ce 4 septembre, les rangs de ceux qui appellent à un boycott du film-évènement grossissent jour après jour. En août 2019, l’actrice vedette Liu Yifei, qui incarne Mulan, a posté ce message sur les réseaux sociaux chinois  « Je supporte la police de Hong Kong. » À l'époque, les forces de l’ordre réprimaient les manifestations pro-démocratie à l’aide de lacrymogène et de balles en caoutchouc dans l’ex-colonie britannique.

« J’appelle tous ceux qui croient dans les droits de l’Homme à boycotter Mulan », écrit le militant pro-démocratie Yoshua Wong sur Twitter, tout en accusant les studios Disney de se mettre à genoux devant Pékin, et l’actrice Liu Yifei de cautionner les violences policières. Il appelle d'ailleurs l'actrice Liu Yifei « l’icône de l’autoritarisme ».

L’idée d'un boycott semble séduire également en Thaïlande et à Taiwan, deux pays où la jeunesse se bat comme à Hong Kong pour ses libertés et contre l'influence grandissante de la Chine. Sous le hashtag #MilkTeaAlliance (L'Alliance du thé au lait), des militants thaïlandais rappellent à Pékin et à Disney que la répression est inacceptable.

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