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En Nouvelle-Calédonie, l'avenir incertain d'une usine de nickel géante

La mine de Nickel de Goro, en Nouvelle Calédonie.
La mine de Nickel de Goro, en Nouvelle Calédonie. Fred PAYET/AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La possible fermeture d’une gigantesque usine de nickel en Nouvelle-Calédonie inquiète syndicats et élus locaux qui craignent les conséquences économiques néfastes pour l’archipel. Une piste de rachat est tombée à l’eau cette semaine.

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« C’est 5% de l’emploi salarié qui serait remis en cause avec la fermeture de cette usine », alerte la présidente de la Province Sud de Nouvelle-Calédonie, Sonia Backès, très inquiète des conséquences économiques de la fermeture de l’usine.

Exploité par le groupe brésilien Vale, le site permet de faire vivre « 3 000 familles ». De plus, la fermeture de l’usine aurait également des conséquences sur le système calédonien : « notre système de protection sociale serait en grave difficulté si on avait toutes ces personnes au chômage, qui du coup ne cotiseraient plus ni pour le régime chômage ni pour l’assurance-maladie », alerte Sonia Backès.

L’entreprise Vale souhaite se débarrasser de cette usine en raison des dépenses d’investissement et de maintenance que nécessite le site, mais aussi en raison d’un « environnement pas très accueillant », selon le groupe, à moins d’un mois d’un second référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie.

« On a tout intérêt à maintenir cette usine à flot »

Une offre de reprise était sur la table, mais elle est tombée à l’eau mardi 8 septembre. Le groupe minier australien New Century Resources (NCR) a annoncé, au terme de plus de trois mois de discussions exclusives, qu'il renonçait à acheter l'usine hydrométallurgique adossée au fabuleux gisement de Goro, dans le grand sud calédonien.

Mais les habitants et les autorités ne lâchent pas l’affaire. « On fait tout ce qui est possible, on travaille avec l’entreprise pour essayer de trouver un repreneur. C’est compliqué de prendre le risque, mais je pense que l’on a tout intérêt à maintenir cette usine à flot. On a plusieurs pistes très intéressantes avec des partenaires internationaux et des producteurs de batteries. On a des partenariats avec un certain nombre d’entreprises internationales. On a un travail également sur la participation des salariés et on travaille également sur la participation des Calédoniens globalement, d’une manière générale », explique Sonia Backès.

Du côté de l’État français, « à trois semaines du référendum », le dossier est suivi « de très près », a indiqué l'entourage de Sébastien Lecornu, ministre français des Outre-mer. « Nous sommes inquiets pour les 3 000 emplois menacés », a-t-il rajouté, précisant que l'État appuyait la recherche d'un repreneur.

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