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Japon: le bilan contrasté de Shinzo Abe

Le Premier ministre démissionnaire du Japon, Shinzo Abe, à Tokyo, le 31 août 2020.
Le Premier ministre démissionnaire du Japon, Shinzo Abe, à Tokyo, le 31 août 2020. CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Ce lundi, le Japon se choisit un Premier ministre… enfin presque. L’ancien, Shinzo Abe, a démissionné pour raison de santé. Sa formation, le parti libéral-démocrate (PLD) doit lui trouver un successeur pour la fin du mandat, qui court jusqu’à l’automne 2021. Yoshihide Suga est le favori, et de très loin. Choix de la continuité donc, puisque depuis l’élection de Shinzo Abe en 2012, il a été sans discontinuer le secrétaire général du gouvernement. L’occasion de faire un bilan de l’action de Shinzo Abe pendant ces huit années, un record de durée pour un Premier ministre nippon.

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Les Abenomics, c’était la grande affaire lors de l’arrivée au pouvoir de Shinzo Abe pour relancer l’économie. Si les avancées ont été réelles mais moins importantes que prévu (et le Covid est en train de les réduire à néant), Shinzo Abe n’a pas mené les réformes structurelles promises pour moderniser un Japon qui fonctionne toujours sur le modèle hérité de l’après-guerre.

Par contre, à l’international il a multiplié les accords de libre-échange : avec l’Union européenne ; en créant le fameux Partenariat Trans-Pacifique, qui a survécu au départ des États-Unis ; sans oublier son idée d’un « espace Indo-Pacifique libre et ouvert » destiné à faire contrepoids à la Chine et ses « Nouvelles Routes de la soie ».

La constitution pacifiste inchangée

Les relations avec ses voisins restent compliquées : de la Chine, même s’il y a un léger mieux, à la Corée du sud, en passant par la Corée du Nord, dossier sur lequel le Japon a été marginalisé par les États-Unis. Shinzo Abe s’est d’ailleurs appliqué à diversifier la défense du pays très dépendante de l’allié américain en renforçant ses accords stratégiques avec l’Australie, l’Inde, le Royaume-Uni et la France.

Un des grands regrets du Premier ministre : s’il a réussi à faire évoluer le rôle des forces d’autodéfense, qui peuvent désormais prêter main-forte à leurs alliés quand ils sont attaqués, il n’a pas réussi à modifier la constitution pacifiste héritée de l’après-guerre, dans un pays qui y reste très attaché.

À lire aussi : Les «Abenomics», un plan de relance aux résultats contrastés pour l’économie japonaise

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