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Japon: trois candidats en lice pour remplacer le Premier ministre Shinzo Abe

Shigeru Ishiba (gauche), Fumio Kishida (centre) et Yoshihide Suga (droite) sont les 3 candidats à la succession de Shinzo Abe.
Shigeru Ishiba (gauche), Fumio Kishida (centre) et Yoshihide Suga (droite) sont les 3 candidats à la succession de Shinzo Abe. Kazuhiro NOGI, Charly TRIBALLEAU, Behrouz MEHRI / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Suite à la démission pour raisons de santé de Shinzo Abe, le Japon se choisit un Premier ministre lundi 14 septembre. Trois candidats sont en lice pour le poste et le favori, et de très loin, est Yoshihide Suga, un proche de l’ancien Premier ministre.

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Après avoir battu le record de durée au pouvoir d’un Premier ministre japonais, Shinzo Abe doit être remplacé, en raison de soucis de santé. Son parti, le Parti libéral-démocrate (PLD), doit lui trouver un successeur pour la fin du mandat, qui court jusqu’à l’automne 2021. Le choix doit être fait ce lundi 14 septembre avant d’être confirmé mercredi par l’Assemblée.

Pour le moment, trois candidats s’opposent mais c’est le proche de Shinzo Abe, Yoshihide Suga, qui fait office de favori. Les deux autres candidats sont l’ancien ministre de la Défense, Shigeru Ishiba, et l'un des responsables du PLD, Fumio Kishida.

Shinzo Abe a refusé de soutenir un candidat

En tout cas, ce sont trois personnes au profil bien différent. Le favori dans la compétition représente « la continuité ». « C’était le bras droit de Abe. Ce qui est intéressant, c’est qu’il ne vient pas du tout du sérail politique, ce n’est pas un héritier, c’est un fils de fermier du nord du Japon. Donc, il a un côté ancré dans la réalité qui ne déplaît pas finalement à l’électorat japonais », estime Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique et autrice du livre Le Japon en 100 questions.

Shigeru Ishiba, l’ancien ministre de la Défense, lui, « essaye de se différencier depuis assez longtemps en s’opposant très fortement à Abe », rajoute l’experte. S’il partage les mêmes positions que Shinzo Abe sur des sujets comme la politique étrangère, il est très ferme sur les enjeux de stratégie extérieure, « notamment à l’égard de la Chine ». De son côté, l’ancien banquier de 63 ans et expert des questions militaires, « aurait aimé aller encore plus loin de ce que proposait Abe », concernant la révision de la Constitution, explique Valérie Niquet.

Le troisième candidat, Fumio Kishida, ancien ministre des Affaires étrangères et longtemps considéré comme l’héritier naturel de Shinzo Abe, semble être tombé en disgrâce récemment. Réputé plus souple que ses adversaires, il est « plus proche de ceux qui aimerait une normalisation par exemple des relations avec la Chine, même si aujourd’hui, les difficultés avec l’écart font qu’il n’y aurait pas de bouleversement radical », précise la chercheuse. De son côté, le Premier ministre sortant a refusé de soutenir publiquement l’un des candidats.

► À lire aussi : Japon: le bilan contrasté de Shinzo Abe en politique étrangère

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