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La police hongkongaise revoit sa définition des «journalistes»

Un policier anti-émeute repousse le micro d'un journaliste avec sa matraque lors d'une manifestation à Hong Kong, le 21 juillet 2020.
Un policier anti-émeute repousse le micro d'un journaliste avec sa matraque lors d'une manifestation à Hong Kong, le 21 juillet 2020. AP Photo/Kin Cheung
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La police hongkongaise a annoncé ce mardi qu’elle ne reconnaîtrait plus comme journalistes de plein droit les journalistes membres de l’association des journalistes de Hong Kong (HKJA), mais seulement ceux accrédités auprès du gouvernement ou membres d’un organe de presse reconnu internationalement.

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Avec notre correspondante à Hong Kong, Florence de Changy

Dans l'ancienne colonie britannique, l'annonce faite ce mardi par la police hong-kongaise a jeté un nouveau froid dans ses relations avec la presse. Lors du raid dans le journal d’opposition Apple Daily, le 10 août dernier, la police avait déjà fait un tri entre les médias qu’elle considérait « raisonnables » et les autres. Reuters et la radio publique de Hong Kong n’avaient pas été admis.

Pour la police, il s’agit donc de faire le ménage dans les rangs de ceux qu’elle appelle les « faux journalistes » qui par leur présence compliquent la tâche lors des opérations de dispersion. Mais plusieurs incidents graves au cours des mois de confrontations violentes entre police et manifestants ont justement été documentés grâce à la présence sur place d’étudiants en journalisme. Notamment le premier coup de feu tiré à très courte portée sur un jeune manifestant, et plus récemment, la mise à terre brutale d’une écolière de 12 ans par plusieurs policiers.

L’association des journalistes de Hong Kong (HKJA) n’a d’ailleurs eu de cesse de dénoncer les abus de la police à l’égard des journalistes depuis le début des événements de 2019. Une journaliste indonésienne a ainsi perdu un œil alors qu’elle était en train de couvrir une manifestation et plusieurs journalistes ont été blessés, arrêtés, verbalisés dans l’exercice de leur fonction. HKJA et six autres organisations ont appelé la police à revenir sur sa décision. 

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