Accéder au contenu principal

Ouïghours: une enquête fait état de 380 camps de détention dans le Xinjiang

Une femme portant un masque avec l'inscription «Libérez les Ouïghours» lors d'une manifestation à Berlin, en Allemagne, le 1er septembre 2020.
Une femme portant un masque avec l'inscription «Libérez les Ouïghours» lors d'une manifestation à Berlin, en Allemagne, le 1er septembre 2020. Michele Tantussi/Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Chine compterait, selon un institut de recherche australien, 380 centres de détention au Xinjiang, dans le nord-ouest du pays, soit beaucoup plus que les estimations faites jusqu’ici. Dans ces camps serait enfermée une grande partie de la population ouïghoure musulmane et turcophone. De son côté, Pékin continue de parler de « centres de formation ».

Publicité

D'après une enquête publiée jeudi 24 septembre par l'Institut de politique stratégique, le Xinjiang compterait 380 centres de détention présumés, où seraient détenus des membres de l'ethnie musulmane ouïghoure. C'est presque 40% de plus que les estimations précédentes, note le cabinet de recherche australien, qui se base sur des images satellites, des témoignages, et des appels d'offres dans le BTP.

L'Institut de politique stratégique précise qu’une soixantaine de ces sites ont fait l'objet de travaux d'agrandissement entre 2019 et 2020, ce qui irait à l’encontre des dires de Pékin, pour qui ces personnes – qui n’auraient d'ailleurs suivi que des « formations » dans ces bâtiments – seraient rentrées chez elles après obtention de leurs diplômes.

►À écouter : Disparitions au Xinjiang en Chine: une femme ouïghoure à la recherche de son frère Mewlan

Washington a déjà sévi, Pékin campe sur ses positions

L'Institut de politique stratégique, créé par le gouvernement australien, a été financé en partie par le département d’État américain pour réaliser cette étude. Les États-Unis multiplient les prises de position sur la situation des droits de l'homme en Chine. Mardi 22 septembre encore, la Chambre des représentants a adopté une loi interdisant la plupart des importations venant du Xinjiang, en raison du « travail forcé » imposé, selon Washington, aux Ouïghours.

Mercredi, une étude de la Jamestown Foundation affirmait qu'un programme coercitif de formation avait été mis en place au Tibet. Selon le centre, le gouvernement chinois y importerait des pratiques déjà testées au Xinjiang. Pékin, de son côté, loue sa « politique de l'emploi » dans la région, affirmant qu'elle lui a permis de faire reculer chômage et instabilité.

A lire aussi : Chine: «Le gouvernement importe au Tibet des pratiques déjà éprouvées au Xinjiang»

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.