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Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, en visite en Nouvelle-Calédonie

Sebastien Lecornu, ministre des Outre-mer, le 3 octobre 2020.
Sebastien Lecornu, ministre des Outre-mer, le 3 octobre 2020. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, arrive ce jeudi 8 octobre en Nouvelle-Calédonie. Dimanche dernier, le 4 octobre, cet archipel stratégique dans l'Océan Pacifique Sud a dit « non » à l'indépendance : le corps électoral spécial a répondu à 53% « non » et à 46% « oui » à la question : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et à l'indépendance ? » Le résultat de dimanche a surpris beaucoup de monde, notamment en France et de nombreux observateurs ont reproché à l'état français de ne pas assez s'impliquer dans le processus de décolonisation. 

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De notre correspondant à Ouvéa,  Julien Sartre

Le ministre des Outre-mer arrive dans la journée en Nouvelle Calédonie mais il ne rencontrera personne : Sébastien Lecornu empruntera un corridor sanitaire, sera testé puis mis à l'isolement strict pendant 14 jours. Grâce à ce type de mesures, il n'y a pas de coronavirus en Nouvelle-Calédonie.

Mais on comprend bien que si le ministre vient tout de même, c'est que la situation est inquiétante. Les résultats de dimanche prouvent plusieurs choses : d'abord, la dynamique est en faveur du « oui », de la séparation d'avec la France. Ensuite, comme ici le vote est avant tout ethnique : le peuple autochtone, le peuple kanak n'a pas renoncé à son rêve d'indépendance et ne renoncera probablement jamais.

Cela dit, la moitié du corps électoral reste opposé à l'indépendance et attaché à la France. Ce sont les descendants des colons et des Français installés dans l'archipel depuis longtemps, ils veulent rester Français. Le ministre des Outre-mer devra les convaincre de négocier, d'imaginer une solution pour vivre dans la paix en Nouvelle-Calédonie. Parce que les indépendantistes kanaks, eux, ont déjà prévenu : ils veulent un troisième référendum, prévu par les Accords de Nouméa, qui ont préservé la paix civile, après les violences des années 80. Le troisième référendum, s'il survient, sera donc le dernier. Et ils espèrent bien le gagner, quel qu'en soit le prix. 

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