Au Bangladesh, les violeurs désormais passibles de la peine de mort

Des activistes féministes manifestent contre les violences faites aux femmes, le 9 octobre 2020 à Dacca.
Des activistes féministes manifestent contre les violences faites aux femmes, le 9 octobre 2020 à Dacca. AP Photo/ Mahmud Hossain Opu

Le Bangladesh instaure la peine de mort pour les auteurs de crimes sexuels. Une mesure d'urgence prise par les autorités dans la foulée d'une agression collective qui a ému l'opinion publique et provoqué l'indignation à travers le pays.

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Tout est parti d'une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrant le viol collectif d'une jeune femme dans le district de Noakhali, dans le sud du Bangladesh. Les agresseurs sont entrés chez elle, ont passé son mari à tabac, l'ont ligoté puis se sont filmés en train de torturer la victime.

Cette agression rendue publique un mois après les faits a provoqué un immense mouvement de colère au Bangladesh. Des manifestations massives d'étudiants, de femmes, de militants associatifs ont été organisées pour réclamer justice et la fin de l'impunité pour les auteurs de crimes sexuels.

Devant l'ampleur de la mobilisation, la cheffe du gouvernement bangladais vient d'annoncer qu'une ordonnance instaurant la peine de mort pour les violeurs était en cours de rédaction. Elle va prendre effet ce mardi et pourrait être appliquée très vite puisque quatre hommes ont été arrêtés dans ce dossier.

Une avancée rarissime. D'après les données gouvernementales, à peine 4% des affaires d'agressions sexuelles ont débouché sur un procès ces 20 dernières années et le nombre de condamnations est proche de zéro.

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