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Thaïlande: face à l'état d'urgence, les étudiants ne désarment pas

Les manifestants, à Bangkok, réclament ce que personne n’avait osé avant eux: la réforme de l’institution monarchique.
Les manifestants, à Bangkok, réclament ce que personne n’avait osé avant eux: la réforme de l’institution monarchique. Mladen ANTONOV / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La jeunesse thaïlandaise est de nouveau dans la rue. À l’appel des étudiants, des milliers de manifestants ont occupé le centre-ville de Bangkok, jeudi 15 octobre, en bravant l’état d’urgence imposé dans la capitale. Ils exigent toujours le départ du gouvernement et une réforme de la monarchie.

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Ils étaient là pour défier le pouvoir en place rapporte notre correspondante à Bangkok, Carol Isoux. Jeudi 15 octobre au soir, des milliers des manifestants, étaient venus dire au gouvernement qu’ils n’avaient pas peur de l’état d’urgence imposé dans la capitale thaïlandaise, qui interdit désormais les rassemblements de plus de cinq personnes et la diffusion d’information relatives aux manifestations.

Revendications fermes

Ils étaient là malgré l’absence de leurs leaders, déjà presque presque tous arrêtés le matin par la police, inquiets mais fermes dans leurs revendications : départ du gouvernement, nouvelle Constitution et, ce que personne n’avait osé avant eux, la réforme de l’institution monarchique.

Ils sont jeunes, voire très jeunes, beaucoup de lycéens sortaient des cours et portaient encore leur uniformes, comme Tian, 16 ans : « Notre gouvernement n’écoute pas du tout le peuple, franchement ils nous méprisent, et ça, ça n’est plus acceptable, et le roi aussi. Il mène la grande vie en Allemagne en utilisant les ressources de notre pays, alors qu’ici l’économie s’écroule. Qu’est-ce que c’est qu’un monarque qui réside à l’étranger, en continuant à toucher nos impôts. On ne vraiment peut plus l’accepter, c’est ça qu’on est venu dire au gouvernement. »

Les étudiant ne se désarment pas

Cette contestation de la monarchie est illégale, elle se heurte à l’utra-royalisme d’une frange de la population. Les étudiant semblent ne pas désarmer : ils appellent à nouveau à se rassembler, ce soir, à l’une des intersections les plus fréquentées de la capitale.

Durant la nuit, la police tentait de déloger vendredi à Bangkok à l'aide de canons à eau des centaines de manifestants pro-démocratie réunis malgré l'interdiction de rassemblements, une première depuis le début de la contestation.

Ces canons, mélangeant de l'eau et des produits chimiques,ont été utilisés par la police anti-émeute contre les contestataires rassemblés depuis plusieurs heures dans le centre de la capitale. Des militants ont répliqué en montant des barricades pour tenter de retarder la dispersion du rassemblement.

►À lire aussi: Les Thaïlandais bravent l'état d'urgence à Bangkok

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