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Chine: l’armée renforce ses défenses militaires face à Taïwan avec le DF-17

La première apparition du DF-17 lors du défilé du 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine à Pékin, en 2019.
La première apparition du DF-17 lors du défilé du 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine à Pékin, en 2019. REUTERS/Jason Lee
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Après le défilé des missiles de Kim Jong-un en Corée du Nord, la Chine renforce ses défenses face à Taïwan. De nouveaux systèmes de missiles balistiques sont déployés le long du détroit de Formose, indiquent ce dimanche des sources militaires chinoises relayées par la presse de Hong Kong. 

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Avec notre correspondant régional, Stéphane Lagarde

Le Dongfeng-17 avait fait frissonner caméras et appareils photos lors de sa première apparition pour le défilé du 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine il y a un an à Pékin. Aujourd’hui, ce long missile balistique au nez en forme de pointe blanche effilée aurait resurgi sur la côte sud-est chinoise.

Selon les informations du South China Morning Post, l’engin roulant à combustible solide est en phase de déploiement pour remplacer progressivement les anciens matériels alignés pendant des décennies face à Taïwan. 

À en croire les experts, ce geste irait au-delà d’un simple renouvellement des équipements. En gonflant ses bases de missiles sur les théâtres de l’est et du sud, l’Armée populaire de libération fait plus que bomber le torse. Elle indique qu’elle se prépare à une éventuelle invasion de ce que Pékin considère comme une « province séparatiste ».

Les anciens missiles DF-11 et DF-15 n’avaient pas la capacité de survoler les chaînes de montagnes et d’atteindre les bases aériennes taïwanaises de Taitung et Hualien, selon un spécialiste cité par le quotidien anglophone hongkongais, alors que le DF-17 a une portée de 2 500 kilomètres.

Des tensions après une série de contrats avec les États-Unis

Ces révélations sur un renforcement militaire dans les provinces du Fujian et du Guangdong en Chine populaire interviennent dans un contexte de tensions ces dernières semaines après la signature par le gouvernement Tsai Ing-wen d’une série de contrats avec les États-Unis portant sur l’achat d’armes telles que les missiles Patriot américains.

Ces révélations arrivent aussi cinq jours après la visite de Xi Jinping dans un camp du corps des Marines dans le sud-est de la Chine, où le président chinois a demandé aux soldats de « rester très vigilants et de se préparer à la guerre ». Une éventualité jugée vendredi peu probable par Robert O’Brien, conseiller du président Donald Trump, « avant 10 ou 15 ans ».

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