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Nouvelle-Zélande: Jacinda Ardern a les mains libres pour mettre en œuvre son programme

La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern après sa victoire écrasante aux élections générales, à Auckland, le 17 octobre 2020.
La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern après sa victoire écrasante aux élections générales, à Auckland, le 17 octobre 2020. AAP Image/David Rowland
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'élection de Jacinda Ardern samedi marque un tournant historique pour la Nouvelle-Zélande. Pour la première fois depuis la réforme des élections en 1996, un parti politique accède directement au pouvoir sans passer d’alliance.

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Au lendemain de sa victoire éclatante aux élections, la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern s'est engagée dimanche à faire les réformes qu'une série de crises l'a empêchée de mener lors de son premier mandat. Elle a en effet dû gérer notamment la pire attaque terroriste perpétrée dans l’archipel et surtout la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.

Marque de confiance

C'est la première fois qu'en plus de 25 ans, un parti politique néo-zélandais remporte une élection à la majorité, rappelle notre correspondant à Wellington, Richard Tindiller. Avec 49% des votes et 64 sièges au Parlement sur 120, le parti travailliste de Jacinda Ardern n'aura pas besoin comme en 2017 de s'allier à d'autres partis pour remporter le scrutin. Une marque de confiance sur laquelle la Première ministre compte bien capitaliser.

Depuis un référendum en 1993, les Néo-Zélandais votent à la fois pour le député de leur circonscription, mais aussi pour le parti qu'ils souhaitent voir diriger le pays. Un modèle inspiré du système allemand qui avait d'ailleurs permis à la Première ministre Jacinda Ardern de s'imposer aux élections de 2017. Avec seulement 36% des voix, elle était battue par la droite mais une alliance avec les Verts et d'autres partis lui avait alors permit d'arriver à la tête du gouvernement.

Changement climatique et inégalités sociales

Bien qu'adopté par référendum, ce système reste contesté. Il a permis une plus grande diversité dans la politique du pays avec l'émergence des Verts, du parti māori et surtout des femmes au Parlement. Mais nécessite parfois de longues négociations avant qu'un gouvernement soit formé.

Après les critiques sur ses promesses non tenues lors de son premier mandat, notamment en matière de protection de l'environnement et sociale, Jacinda Ardern pense désormais être désormais en position d'effectuer des réformes.

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