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1MDB: une filiale de Goldman Sachs plaide coupable pour clore le vaste scandale de corruption

C'est la première fois qu'une division liée à Goldman Sachs admet des malversations dans une enquête des autorités depuis son entrée en Bourse en mai 1999.
C'est la première fois qu'une division liée à Goldman Sachs admet des malversations dans une enquête des autorités depuis son entrée en Bourse en mai 1999. REUTERS/Brendan McDermid/File Photo
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Cet aveu est une première dans l'histoire de la prestigieuse firme new-yorkaise, qui accepte de payer près de 3 milliards de dollars pour clore une enquête américaine et échapper à la justice.

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La division malaisienne de l'établissement a admis, jeudi 22 octobre, sa culpabilité devant une juge new-yorkaise, pour avoir enfreint la loi américaine sur les pratiques de corruption à l'étranger.

C'est la première fois qu'une division liée à Goldman Sachs, dont le rôle dans la crise financière de 2008 lui a valu critiques et invectives, admet des malversations dans une enquête des autorités depuis son entrée en Bourse en mai 1999.

Des milliards de dollars avaient été détournés de 1MDB, un fonds souverain censé contribuer au développement économique de la Malaisie, pour acheter entre autres des biens immobiliers, un yacht et des produits de luxe.

L'argent a par exemple servi à financer en partie le film de Martin Scorsese Le Loup de Wall Street, avec à l'affiche l'acteur oscarisé Leonardo DiCaprio.

Des bonus réclamés

Goldman Sachs est accusée d'avoir participé au scandale en organisant des émissions d'obligations d'un montant total de 6,5 milliards de dollars en 2012 et 2013. Elle avait perçu quelque 600 millions de dollars pour ce rôle d'intermédiaire.

Sa filiale a reconnu avoir, entre 2009 et 2014, participé à un stratagème ayant conduit au versement de plus de 1,6 milliard de dollars en pots-de-vin à des dirigeants en Malaisie et à Abou Dhabi pour être retenue comme banque conseil.

Outre sa réputation, l'ardoise est lourde pour l'établissement dans cette affaire politico-financière aux ramifications planétaires : il a accepté, pour le moment, de verser près de 6 milliards de dollars au total à différentes autorités à travers le monde pour solder les enquêtes.

La banque a également décidé de réclamer au total 174 millions de dollars de rémunération, dont des bonus, à des dirigeants, anciens et actuels, dont le PDG David Solomon et son prédécesseur Lloyd Blankfein.

Amende de 350 millions de dollars

Par ailleurs, ce même jour, l'autorité de régulation financière de Hong Kong a annoncé avoir infligé une amende de 2,71 milliards de dollars hongkongais (350 millions de dollars) à Goldman Sachs pour son role dans le scandale.

La commission des opérations de Bourse de Hong Kong (SFC) a indiqué que ce géant bancaire a fait preuve de « graves défaillances et de graves lacunes en matière de contrôle de gestion, de surveillance, de risque, de conformité et de lutte contre le blanchiment d'argent ».

(Avec AFP)

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