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Afghanistan: attentat meurtrier contre un centre éducatif dans l’est de Kaboul

Un Afghan ayant perdu son frère, ici dans un hôpital, après un attentat suicide à Kaboul, le 24 octobre 2020.
Un Afghan ayant perdu son frère, ici dans un hôpital, après un attentat suicide à Kaboul, le 24 octobre 2020. REUTERS/Mohammad Ismail
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au moins treize personnes ont été tuées et trente blessées dans un attentat suicide commis samedi 24 octobre contre un centre éducatif de Kaboul, a annoncé le ministère afghan de l'Intérieur.

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L'explosion s'est produite en fin d'après-midi près d'un établissement proposant des formations pour étudiants, dans un district de l'ouest de la capitale, a déclaré Tareq Arian, porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur. « Un kamikaze qui voulait entrer dans le centre éducatif a été identifié par des gardes. Il s'est fait exploser dans l'allée menant au centre, avant de pouvoir y entrer », a-t-il détaillé.

Les talibans, via leur porte-parole Zabihullah Mudjahid, ont tweeté n'avoir « aucun lien » avec l'attentat. Une vidéo prise sur les lieux de l'attaque et diffusée sur les réseaux sociaux montre plusieurs cadavres recouverts de couvertures gisant dans une rue en terre, alors que des blessés sont transportés hors des lieux. Un employé du centre a confirmé que l'explosion était survenue dans le parking de l'établissement.

Pourparlers de paix avec les talibans

L'ouest de Kaboul est majoritairement peuplé de Hazaras, une ethnie presque uniquement chiite, régulièrement ciblée par le groupe Etat islamique qui a revendiqué l'attentat. Mi-mai, des hommes armés avaient fait un carnage dans une maternité de la zone, tuant 18 personnes, dont des mères prêtes à accoucher et des infirmières. L'assaut n'avait pas été revendiqué.

L'Afghanistan connaît une montée de la violence, alors que les talibans et le gouvernement de Kaboul ont entamé en septembre des pourparlers à Doha visant à mettre fin à des décennies de guerre, pour l'instant sans grandes avancées. Plus tôt dans la journée, neuf personnes ont été tuées par l'explosion d'une bombe au passage d'un car dans l'est du pays, selon des responsables locaux qui ont accusé les talibans.

Vendredi 23 octobre, l'ONG Amnesty international a déploré au moins 50 morts la semaine précédente dans plusieurs attaques, accusant le gouvernement Afghan et les insurgés de ne pas protéger suffisamment les civils. Le gouvernement Afghan demande depuis des années un cessez-le-feu aux talibans, que ceux-ci refusent d'envisager, craignant de perdre l'un de leurs leviers les plus importants dans le cadre de négociations.

(Avec AFP)

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