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Nouvelle-Calédonie: le site industriel de Vale cible d’un incendie criminel

L'usine de nickel de Goro dans le sud de la Nouvelle-Calédonie, vendue le 9 décembre 2020 par le Brésilien Vale.
L'usine de nickel de Goro dans le sud de la Nouvelle-Calédonie, vendue le 9 décembre 2020 par le Brésilien Vale. AFP - FRED PAYET
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le site industriel de Vale en Nouvelle-Calédonie, à l'arrêt en raison des violences déclenchées par son rachat, a à nouveau été la cible d'incendies et de dégradations, a indiqué mardi 15 décembre la direction de Vale-NC.    

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Le feu s'est déclaré en début de soirée lundi 14 décembre et a détruit un stock de pneus, des engins, des bureaux administratifs et un stock d'huile sur le site de cette usine hydro-métallurgique de cobalt et de nickel, classée Seveso 2 et situé dans le sud de l'archipel néo-calédonien.

« Ces dégradations sont organisées, préméditées et d'une extrême violence. Ce sont des actes de sabotage dont l'objectif est de nuire, détruire et blesser », a indiqué Vale-NC dans un communiqué.

L'industriel brésilien a indiqué que les fauteurs de trouble « ont pris la fuite à l'arrivée des pompiers », tandis que la semaine dernière des émeutiers avaient « coupé un tuyau » d'eau et creusé une « tranchée » sur la route, ce qui a compliqué l'intervention des équipes de secours.

Nationalisation des ressources minières

Les incendies, allumés en plusieurs endroits, ont été maîtrisés dans la nuit et ont engendré, selon la sécurité civile, une pollution aux hydrocarbures dans une rivière située en contrebas.

Ces nouvelles exactions interviennent alors que cette usine chimique, adossée au riche gisement de Goro, est à l'arrêt et sous protection des forces de l'ordre depuis jeudi 10 décembre après avoir été prise d'assaut avec des camions par des militants indépendantistes, opposés à sa vente à un consortium avec Trafigura, négociant en matières premières.

Le FLNKS (Front de libération nationale kanak socialiste), le collectif « Usine du sud = usine pays » et l'Instance coutumière autochtone de négociations (ICAN), refusent cette transaction et prônent une nationalisation des ressources minières.

Toute la semaine dernière, ce dossier explosif a été à l'origine d'une flambée de violences sur le Caillou, qui a ravivé les oppositions entre indépendantistes et non-indépendantistes. Lundi soir, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, s'est entretenu par visioconférence avec des responsables du FLNKS, qui lui « ont transmis (leurs) positions ». Un nouveau contact devrait avoir lieu en fin de semaine.

(Avec AFP)

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