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REPORTAGE

La Chine s'interroge sur la transmission du Covid-19 par les emballages de surgelés

L'entrée du marché Xinfadi à Pékin. Le 16 juin 2020. (Illustration).
L'entrée du marché Xinfadi à Pékin. Le 16 juin 2020. (Illustration). REUTERS - TINGSHU WANG
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Après la presse d’État en Chine, c’est l’épidémiologiste Zhong Nanshan qui met en garde contre les risques de transmissions liés à l’environnement. Des déclarations qui interviennent alors qu’une équipe de l’OMS est attendue à Wuhan au début de l’année prochaine pour enquêter sur les origines de la pandémie. 

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De notre correspondant à PékinStéphane Lagarde

Les souffleries des aérations, les lumières rouges des bouchers, les épiceries, puis les poissonniers : crabes poilus, anguilles, et des dizaines d’espèces de poissons allongés sur un tapis de glace pilée, mais… « Pas de saumon, ici ! » Ni plus loin. C’est interdit depuis les cas de Covid découverts à Pékin en juin dernier.

Noël ne fait pas exception à la règle sur ce marché de la capitale chinoise, nous repartons donc sans saumon avant qu’on nous rattrape un peu plus loin pour nous proposer discrètement les filets demandés emballés dans un plastique noir. Le saumon vendu sous le manteau sur certains marchés de Pékin, c’est la conséquence de cette crainte non dissimulée des contaminations via la chaîne du froid ressassée par les autorités via les médias officiels depuis plusieurs semaines.

« Combien de temps le virus peut-il survivre ? »

« Les humains peuvent-ils être infectés par les emballage extérieurs ? Quelle en est la charge virale ? Combien de temps le virus peut-il survivre ? », s’interroge Zhong Nanshan. Ces problèmes nous obligent à travailler sur ces modes de transmission et à proposer des mesures préventives a poursuivi le célèbre épidémiologiste lors d’un congrès médical ce week-end.

Pour la presse d’État, le héros de la lutte contre la Covid-19 en Chine a ainsi mis en garde contre la transmission du virus via les contacts avec les produits importés. Depuis juillet dernier, la Chine a constaté la présence de traces du coronavirus sur plus de cinquante échantillons d’aliments congelés venus de l’étranger dans seize villes et provinces chinoises.

Ces découvertes seront à coup sûr rappelées à l’équipe de l’Organisation mondiale de la santé attendue en Chine début janvier.

 

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