Tollé après la promotion de l'ex-tenniswoman Margaret Court à l'Ordre d'Australie

L'ancienne tenniswoman australienne Margaret Court, le 27 janvier 2020, pour le 50e anniversaire de sa première victoire à l'Open d'Australie.
L'ancienne tenniswoman australienne Margaret Court, le 27 janvier 2020, pour le 50e anniversaire de sa première victoire à l'Open d'Australie. AP - Lee Jin-man

Mardi 26 janvier, c’était le jour de la fête nationale australienne. Une occasion pour laquelle est également délivré l'Ordre d'Australie, l'équivalent local de la Légion d'honneur française. Parmi les récipiendaires cette année : l'ancienne tenniswoman Margaret Court, connue pour ses 24 victoires en tournoi du Grand Chelem – un record absolu – mais aussi pour ses prises de position homophobes ou encore son soutien à l'apartheid en Afrique du Sud. Cette décoration fait polémique.

Publicité

Avec notre correspondant en Australie, Grégory Plesse

Elle est sans doute la plus grande joueuse de tennis qu’a vu naître l’Australie. Elle est aussi une véritable légende de ce sport. Mais depuis maintenant 30 ans, Margaret Court est aussi un pasteur évangélique qui défend des prises de position homophobes. Et, lorsqu'il était en cours, elle soutenait le régime de l'apartheid en Afrique du Sud.

Voilà pourquoi son élévation, mardi, au rang de compagnon de l’Ordre d’Australie, la plus haute distinction civile dans ce pays, est contestée par de nombreuses voix. À commencer par d’autres Australiens distingués cette année, comme le journaliste Kerry O'Brien ou l’artiste Peter Kingston. Ils ont tous les deux rendu leur médaille, pour protester contre la distinction accordée à Margaret Court.

L'Ordre d'Australie embarrassé par le cas Court

Alors, pourquoi l’Ordre d’Australie s’est-il embarqué dans cette affaire, alors que les opinions controversées de Margaret Court, 78 ans, sont connues depuis des années ? D’après la presse australienne, il s'agirait d'une manœuvre pour rétablir la parité hommes-femmes.

Il y a cinq ans, une autre légende du tennis australien, Rod Laver, devenait le premier tennisman à recevoir le titre de Compagnon de l’Ordre. Le comité d’attribution a estimé qu’il était normal que la joueuse la plus titrée de l’histoire reçoive le même honneur… quitte à déclencher une polémique.  Au final, l’Ordre d’Australie a décidé de séparer la femme de l’athlète.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail