Birmanie: la Junte tente d’apaiser les craintes de coup d’État

Les militaires birmans ont tenté d'apaiser la situation, après l'émergence de craintes de coup d'État post-élection.
Les militaires birmans ont tenté d'apaiser la situation, après l'émergence de craintes de coup d'État post-élection. REUTERS - THAR BYAW

Après des déclarations ambiguës de certains membres de la Junte, de fortes craintes d’un coup d’État ont émergé en Birmanie. Ce samedi 30 janvier, les militaires ont assuré leur respect de la Constitution afin d’apaiser la situation.

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« Le Tatmadaw [appelation locale de l’armée, NDLR] protège la constitution de 2008 et agira conformément à la loi », a indiqué l’armée birmane ce samedi, dans une tentative d’apaiser les craintes de coup d’État. Elle a tenu a rappelé qu’elle protégerait et respecterait la constitution – qui prévoit un partage du pouvoir entre civil et militaire – et agirait conformément à la loi du pays.

L’armée a estimé que ces craintes n’étaient pas fondées et que les remarques de son commandant en chef, le général Min Aung Hlaing, au sujet de l'abolition de la constitution avaient été mal interprétées. « Certaines organisations et certains médias ont présumé ce qu'ils voulaient et ont écrit que la Tatmadaw abolirait la Constitution », a ajouté l’organe militaire.

Fraude électorale, selon les militaires

La tension était effectivement montée d’un cran cette semaine, quelques jours à peine avant la convocation d'un nouveau Parlement. Les forces armées avaient averti qu'elles pourraient « prendre des mesures » si leurs plaintes relatives à une fraude électorale présumée n'étaient pas traitées.

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Ces dernières semaines, la Junte n'a cessé de porter des accusations d'irrégularités sur les élections générales de novembre dernier, remportées haut la main par la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), le parti d'Aung San Suu Kyi déjà au pouvoir.

De son côté, la commission électorale birmane a rejeté jeudi ces allégations. Elle affirme qu’il n’y a pas d’erreurs « suffisamment importantes » pour affecter le résultat du scrutin.

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