La Chine et l'Inde parviennent à un accord de désengagement mutuel au Ladakh

Un convoi militaire indien au Ladakh en septembre 2020 (image d'illustration).
Un convoi militaire indien au Ladakh en septembre 2020 (image d'illustration). AP - Dar Yasin

Après plus de neuf mois de tensions, l’Inde et la Chine ont conclu un accord de « désengagement » mutuel sur une partie de leur frontière litigieuse dans l’Himalaya. Le retrait des troupes des rives nord et sud du lac Pangong, au Ladakh, devrait contribuer à apaiser les tensions entre les deux géants asiatiques, qui ont connu en juin dernier leur premier affrontement meurtrier en 45 ans.

Publicité

Il aura fallu neuf rounds de négociations, entre de hauts gradés chinois et indien, pour aboutir à cet accord. Le retrait « progressif » et « coordonné » des troupes, de part et d’autre de la frontière himalayenne dans la région du Ladakh, intervient après plusieurs accrochages entre les deux puissances nucléaires.

En avril, New Delhi accuse Pékin d’avoir franchi la frontière. Un mois plus tard - plus au sud dans le Sikkim - des combats corps à corps ravivent les tensions. En juin c’est l’escalade. Au moins 20 soldats indiens sont tués dans un accrochage dans la zone contestée au Ladakh.

La Chine subi aussi des pertes, mais leur nombre ne sera jamais révélé. En janvier enfin, de nouveaux accrochages font plusieurs blessés dans les deux camps.

« Nous n’avons rien concédé », a prévenu le ministre de la Défense indien Rajnath Singh qui attend un retrait mutuel et réciproque. La veille Pékin avait juste indiqué le début du « désengagement de manière synchronisé ». Un retrait qui a débuté ce mercredi et qui concerne des dizaines de milliers de soldats équipés d’armes lourdes.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail