Covid-19: les Néo-Zélandais restent unis face à un reconfinement à Auckland

La plus grande ville du pays se reconfine pour trois jours tandis qu'ailleurs en Nouvelle-Zélande les mesures de distanciation sociales sont de nouveau de rigueur.
La plus grande ville du pays se reconfine pour trois jours tandis qu'ailleurs en Nouvelle-Zélande les mesures de distanciation sociales sont de nouveau de rigueur. REUTERS - FIONA GOODALL

Le gouvernement de Nouvelle-Zélande a annoncé, dimanche 14 février, un confinement de trois jours pour la ville d'Auckland et un retour aux distanciations sociales pour le reste du pays depuis que trois personnes d'une même famille ont été testées positives au variant britannique du Covid-19.  

Publicité

Avec notre correspondant à Wellington, Richard Tindiller  

Depuis dimanche 14 février minuit, les près de deux millions d'habitants de la ville d'Auckland sont confinés. Écoles et commerces sont donc fermées ce lundi, à l'exception des entreprises jugées « essentielles », a décidé la Première ministre Jacinda Ardern.

Une « team of 5 millions »

Pas de panique mais plutôt de la confiance pour les Néo-Zélandais qui sont de nouveau prêt à former ce qu'on appelle ici « the team of 5 millions » (l'équipe des 5 millions d'habitants) pour lutter une fois de plus contre le Covid-19.

« Ce n'est pas une bonne nouvelle, mais je suis vraiment contente de la manière dont le gouvernement a réagi. Et encore une fois prête à suivre les règles ! » Réagit une Néo-Zélandaise.

« Les Néo-Zélandais ont déjà vaincu le virus en faisant attention, donc je pense que c'est encore la bonne décision », estime une autre.

« Je pense que c'est quelque chose que l'on doit faire. Il vaut mieux prévenir que guérir », renchérit encore un autre.

Des mesures « fortes et rapides »

Désormais habitués aux mesures « fortes et rapides », selon les mots de leur première ministre Jacinda Ardern, les Néo-Zélandais font figure d'exemple dans la gestion de la crise sanitaire.  

Jonathan Bielfki est le directeur de la compagnie de théâtre à Auckland. Et malgré l'annulation des représentations pour cette semaine, il estime la démarche utile. « C'est toujours un choc, concède-t-il. On pense toujours : est-ce que c'est vraiment nécessaire ? Mais quand on prend du recul et que l'on regarde les choses en face, le gouvernement nous a vraiment protégés et nos vies ont été aussi normales que possible comparé au reste du monde. Donc c'est peut-être un gros prix à payer, mais finalement ça semble être le juste prix à payer. »

Le gouvernement n'a pour le moment pas décidé de prolonger le confinement de trois jours pour la ville d'Auckland. Les tests effectués aujourd'hui sur l'entourage des nouveaux cas au variant anglais ont tous été négatifs.  

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail