Birmanie: malgré le putsch, Total entend continuer ses activités dans le pays

Total va poursuivre ses activités en Birmanie malgré le coup d'Etat du début du mois de février (image d'illustration).
Total va poursuivre ses activités en Birmanie malgré le coup d'Etat du début du mois de février (image d'illustration). MARTIN BUREAU / AFP

La répression orchestrée par les militaires birmans a fait un premier mort depuis le putsch au début du mois. La situation en Birmanie préoccupe particulièrement le groupe pétrolier Total qui s'est exprimé après avoir été interpellé sur ce sujet.

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Une vingtaine de groupes ont été invités par le Centre de ressources sur les entreprises et les droits de l'homme à s'exprimer après que plusieurs ONG ont appelé à couper les liens commerciaux avec les autorités birmanes. Or, Total a un partenariat avec la Myanmar Oil and Gas enterprise, contrôlée par l'armée

Dans sa réponse, l'entreprise française assure qu'elle continuera à travailler avec ses partenaires et parties prenantes y compris les organisations gouvernementales et non-gouvernementales pour favoriser un environnement commercial respectueux des droits de l'homme. Le groupe, qui n'a par ailleurs pas souhaité répondre à une interview, dit aussi suivre la situation de près pour assurer la sécurité de ses employés. 

Dans le pays, Total, dont les activités en Birmanie lui valurent critiques et accusations dans les années 2000, exploite le champ offshore de Yadana. C'est de ce champ que provient la moitié du gaz utilisé pour produire l'électricité de Rangoun. 

Total est également présent en partenariat avec l'Australien Woodside Petroleum sur un permis d'exploration. Un permis délivré pour une zone offshore où du gaz a été découvert. Au cours d'une interview à Reuters, Woodside a estimé que le coup d'État ne freinerait pas les travaux d'exploration, cette année.

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