G7, UE, États-Unis: les pressions s'accentuent contre la junte birmane

Cérémonie pour les funérailles d'un des manifestants abattus, le 23 février 2021.
Cérémonie pour les funérailles d'un des manifestants abattus, le 23 février 2021. REUTERS - STRINGER
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Alors que les manifestations se poursuivent en Birmanie, les ministres des Affaires étrangères du G7 et le chef de la diplomatie européenne ont « fermement » condamné ce mardi matin les violences perpétrées par les forces de sécurité birmanes contre les manifestants opposés au coup d'État militaire, les appelant à « la plus grande retenue ». 

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Jusqu'à présent, trois manifestants ont été tués alors qu'un homme qui patrouillait pour éviter des arrestations massives dans son quartier, à Rangoun, a été abattu.

 « L'utilisation de balles réelles contre des personnes non armées est inacceptable », ont déclaré mardi dans un communiqué les ministres des Affaires étrangères du G7, les sept plus grandes puissances de la planète, également signé par l'Union européenne. Ils ont également déclaré que l’armée devra « rendre des comptes ». Les pays du G7 ont demandé un « accès humanitaire complet » aux personnes les plus vulnérables et appellent de nouveau à la libération « immédiate et inconditionnelle » de la dirigeante Aung San Suu Kyi et du président birman, Win Myint. 

Sanctions américaines et européennes

Cette annonce est intervenue quelques heures après la décision de l'UE de prendre des sanctions contre les intérêts économiques et financiers des militaires responsables du coup d'État. « Toute aide financière directe [...] aux programmes de réforme du gouvernement est suspendue », a indiqué le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Les États-Unis ont de leur côté annoncé des sanctions contre deux hauts gradés de l’armée birmane : le général Maung Maung Kyaw, à la tête de l'armée de l'air, et le lieutenant-général Moe Myint Tun. Les biens et avoirs qu’ils détiennent aux États-Unis sont désormais gelés. Une salve de mesures similaires avait déjà été annoncées par Washington il y a dix jours, visant plusieurs leaders de la junte au pouvoir, dont son chef, le général Min Aung Hlaing.

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a appuyé ces sanctions en déclarant que les États-Unis « n’hésiteraient pas à engager des actions supplémentaires contre ceux qui commettent des violences et répriment la volonté du peuple ». 

Des milliers de personnes sont encore descendues dans les rues du pays ce mardi 23 février. Des violences ont éclaté dans le Nord entre les forces de sécurité et les manifestants, sans faire de blessés. 

(avec AFP)

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