Japon: Toyota lance la «Woven City», sa ville connectée

Le PDG de Toyota Akio Toyoda et l'architecte danois Bjarke Ingel annoncent la création de la « Woven City » à Las Vegas, le 6 janvier.
Le PDG de Toyota Akio Toyoda et l'architecte danois Bjarke Ingel annoncent la création de la « Woven City » à Las Vegas, le 6 janvier. AFP - ROBYN BECK

Au Japon, Toyota a donné ce mardi 23 février le coup d'envoi de son programme pour développer une ville entièrement connectée. Dénommée la «Woven City», c’est-à-dire la ville tissée, ce quartier expérimental est développé au pied du célèbre Mont Fuji.

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Les responsables de Toyota ont organisé une cérémonie d’inauguration sur le terrain de 175 hectares réservé à la construction de la future citée où était implantée autrefois l’une de ses usines.  La « Woven City », c’est-à-dire la « ville tissée » nipponne sera habitée tout d'abord par 360 résidents permanents, puis par 2 000 quand le quartier s'agrandira. Elle accueillera les chercheurs et les employés du groupe qui deviendront ainsi les expérimentateurs et les cobayes consentants.

Les logements seront confectionnés en bois durable en employant une technique traditionnelle japonaise. Trois catégories de rues permettront aux citadins de déambuler. Celles destinées aux piétons baigneront dans la verdure. Des chemins permettront aux seules trottinettes et vélos de se déplacer. Les routes sont réservées aux véhicules exclusivement autonomes et non polluants. Capteurs environnementaux, maisons, domotique, communications haut débit entre voisins et surveillance électronique, tous les systèmes de la ville seront interconnectés en utilisant les réseaux de la 5 G.

Des projets de villes connectées se multiplient

Les projets de villes connectées se multiplient dans le monde. Les réalisations les plus avancées se trouvent actuellement en Amérique du Nord et en Asie, particulièrement en Chine. Chaque région du monde développe sa propre vision de villes intelligentes et connectées qui allient transition énergétique et qualité de vie de leurs habitants.

« Smart city, c’est surtout une ville connectée qui va amener un nouveau cas d’usage aux concitoyens, permettant d’améliorer leur mobilité urbaine, leur consommation énergétique, précise Hatem Oueslati, co-fondateur de la société IoTerop, spécialiste de la gestion à distance des objets connectés déployés dans les SmartCity. Par exemple, il y a des cas d’usage très intéressants qui sont en train de se déployer aux États-Unis où on va mettre en place des capteurs de microparticules, des capteurs de pollution connectés par GPS qui vont permettre de mesurer les polluants et d’informer de la qualité de l’air au quotidien. Si on peut économiser l’électricité qui est consommée par l’éclairage public et par les bâtiments publics, si on peut éviter de gaspiller l’eau quand elle arrive jusqu’aux maisons, si on peut faire des réseaux, ce type de solution connectée va permettre d’améliorer la qualité de vie dans les villes. »

La sécurité informatique en question

La plus grande faiblesse des villes ultra-connectées réside dans la sécurité informatique de ses systèmes.Que se passera-t-il quand nos futures mégalopoles seront victimes d’un rançongiciel ? Les millions d’appareils connectés entre eux pour gérer automatiquement les infrastructures critiques comme la distribution d’électricité, de gaz ou le trafic des transports, attireront fatalement la convoitise des pirates.

Actuellement, 57% de ces dispositifs, dont le nombre est estimé à 22 milliards dans le monde, sont peu ou pas du tout protégés contre les attaques. Un manque flagrant de sécurité qui risque de précipiter les habitants des Villes Intelligentes dans un cyber-cauchemar. 

 

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