L'ONU déplore la violation des libertés en Russie et en Chine

La Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, en novembre 2020.
La Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, en novembre 2020. Fabrice COFFRINI AFP

Lors de la présentation de son rapport annuel, la Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a critiqué les politiques russes et chinoises en matière de libertés fondamentales. Elle s'est félicitée du changement opéré par l'administration Biden aux États-Unis en matière de politique migratoire.

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« Je regrette l'entrée en vigueur (en Russie, ndlr), à la fin de l'année dernière, de nouvelles dispositions légales qui limitent encore davantage les libertés fondamentales, notamment les droits constitutionnellement garantis à la liberté d'expression, de réunion pacifique et de réunion », a déclaré l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet qui s'exprimait devant le Conseil des droits de l'homme dans un message vidéo pré-enregistré. « Les lois restrictives existantes ont continué à être appliquées avec rigueur, y compris lors des récentes manifestations dans tout le pays », a-t-elle ajouté. L'opposant russe Alexeï Navalny n'a pas été mentionné.  

Concernant la Chine, « les droits fondamentaux et les libertés civiques continuent d'être restreints au nom de la sécurité nationale et de la réponse au Covid-19 », a-t-elle souligné, en ajoutant que des activistes, avocats et défenseurs des droits humains sont soumis à des détentions arbitraires et procès inéquitables. Les violations des droits de l'homme au Xinjiang ont été pointées du doigt. Elle a appelé à une « évaluation complète et indépendante » de la situation où, selon des études d'instituts américains et australiens, au moins un million de Ouïghours ont été internés dans des « camps ».

Enfin, la Haute-Commissaire s'est réjouie du changement de politique migratoire aux États-Unis, avec l'arrivée à la Maison Blanche du nouveau président Joe Biden, et a salué les « nouvelles mesures prises pour mettre fin à plusieurs politiques migratoires qui violaient les droits fondamentaux des migrants et des réfugiés, notamment les décrets visant à mettre fin à la politique de séparation des familles ».

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