Birmanie: la répression policière frappe à Rangoun

Les forces de l'ordre ont procédé à des dizaines d'interpellations le samedi 27 février 2021 à Rangoun.
Les forces de l'ordre ont procédé à des dizaines d'interpellations le samedi 27 février 2021 à Rangoun. REUTERS - STRINGER

Jusque-là épargnée, Rangoun a à son tour été touchée ce samedi 27 février par la répression policière qui s'abat en Birmanie, alors que les Birmans préparaient une journée de protestation pacifique.  

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Avec notre correspondante à Rangoun, Juliette Verlin

Pour la première fois depuis le début de la contestation en Birmanie, la police a harcelé les manifestants toute la journée à Rangoun. Dès 9h, les policiers les ont empêchés de se rassembler et les ont dispersés avec des gaz lacrymogène et des tirs de balles en caoutchouc. 

La police diffusait un message par hauts-parleurs interdisant les rassemblements de plus de cinq personnes, un rappel soudain de la loi martiale instaurée il y a deux semaines et qui avait été largement ignorée. Les forces de l'ordre ont procédé à des dizaines d'interpellations, dont celles d'au moins trois journalistes locaux.

Sur les réseaux sociaux, des images montrent la police charger des rassemblements sans raison apparente, les policiers courir après des manifestants s'enfuyant dans des petites rues, ou arrêter et frapper des gens sans distinction. Chacun s'interroge : pourquoi la police a-t-elle décidé de réprimer la contestation pacifique de façon si chaotique ? 

Une journée de grève générale est prévue ce dimanche, presque un mois après le coup d'État. Et certains s'attendent à une répression similaire à Rangoun. 

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