Nouvelle-Calédonie: Sébastien Lecornu réfléchit à un «nouveau statut» en cas de non au référendum de 2022

(illustration) Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, ici en octobre 2020, se dit favorable à un «nouveau statut» pour la Nouvelle-Calédonie en cas de non au 3ème référendum. Une proposition faite dans le JDD du 28 février 2021.
(illustration) Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, ici en octobre 2020, se dit favorable à un «nouveau statut» pour la Nouvelle-Calédonie en cas de non au 3ème référendum. Une proposition faite dans le JDD du 28 février 2021. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Pas de vraie surprise, mais une annonce. Dans Le Journal du dimanche, le ministre des Outre-mers se dit favorable à un « nouveau statut » pour la Nouvelle-Calédonie en cas de non au 3ème référendum. Le scrutin est prévu en septembre 2022.

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« Le statu quo n'est pas possible, ni politiquement, ni juridiquement ni même économiquement ».

Dans Le Journal du dimanche, Sébastien Lecornu l'annonce : il travaille sur une « nouvelle solution consensuelle pour l'archipel », un « nouveau statut », à une condition : que le non à l'indépendance l'emporte lors du 3e et dernier référendum prévu par l'accord de Nouméa de mai 1998. Un scrutin programmé avant septembre 2022. 

Le 4 octobre 2020, lors du deuxième référendum, le corps électoral spécial a répondu à 53% « non » et à 46% « oui » à la question : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et à l'indépendance ? ». Un non cependant en recul par rapport au premier référendum en 2018.

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Le ministre des Outre-mers insiste : il travaille dans un « respect absolu du processus d'autodétermination » en évoquant aujourd'hui la perspective d'un nouveau statut.

Sébastien Lecornu tend à sa manière la main à toutes les parties. « l'indépendance sèche, sans préparation, apparaît insurmontable. Ses conséquences humaines, sociales, économiques seraient assurément désastreuses », prévient le ministre dans un contexte politique ultra-sensible.

Pour la première fois depuis 1998, les indépendantistes sont majoritaires au gouvernement : ils ont pris la tête de l'exécutif avec six sièges sur les onze de la nouvelle équipe, après avoir fait chuter le gouvernement début février. Mais, signe de la fébrilité qui règne à Nouméa, ils ne parviennent pas à se mettre d'accord pour désigner le président du gouvernement collégial, laissant les Néo-Calédoniens dans le flou depuis presque un mois.

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