Affaire Carlos Ghosn: les deux Américains qui avaient aidé sa fuite incarcérés au Japon

Japon, le 2 mars : selon les médias japonais, les deux Américains, les Taylor père et fils, qui avaient aidé Carlos Ghosn à quitter le Japon, sont de retour pour être jugés.
Japon, le 2 mars : selon les médias japonais, les deux Américains, les Taylor père et fils, qui avaient aidé Carlos Ghosn à quitter le Japon, sont de retour pour être jugés. REUTERS - KIM KYUNG-HOON

Incarcérés aux États-Unis pendant sept mois, Michael Taylor et son fils Peter, les deux Américains accusés d'avoir aidé Carlos Ghosn, l'ancien patron de Renault-Nissan, à fuir le Japon caché dans un caisson de matériel audio, sont arrivés à Tokyo après avoir épuisé toutes les voies de recours possibles pour éviter d'être extradés des États-Unis. La justice japonaise veut les juger pour avoir permis, selon elle, « l'évasion d'un criminel » (entendez Carlos Ghosn) fin décembre 2019.

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Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Les avocats de Michael Taylor, un ancien membre des forces spéciales américaines, et de son fils Peter auront tout fait pour prévenir l'extradition de leurs clients au Japon, affirmant qu'ils risquaient d'être « torturés » dès leur descente d'avion à Tokyo.

Les deux Américains seront détenus dans le même centre de détention de Tokyo où Carlos Ghosn avait été incarcéré et interrogé durant cent trente jours. Lequel se plaindra d'avoir été soumis à « une torture morale et physique destinée à le briser ».

La justice américaine, jusqu'à la Cour suprême, a rejeté les arguments des avocats des deux hommes. Michael Taylor et son fils n'ont jamais nié leur participation dans l'évasion rocambolesque de Carlos Ghosn en décembre 2019. Alors en liberté sous caution, il avait quitté l'aéroport d'Osaka dissimulé dans une grande malle.

Les deux Américains risquent une peine maximale de quatre ans de prison. En Turquie, deux pilotes qui étaient aux commandes d'un jet privé transportant le Franco-Libano-Brésilien vers le Liban via Istanbul ont déjà été condamnés à quatre ans de prison.

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