Birmanie: les manifestants usent d'ingéniosité pour contrer la répression militaire

Manifestation à Rangoun, le mardi 2 mars 2021.
Manifestation à Rangoun, le mardi 2 mars 2021. AP

En Birmanie, les manifestations se poursuivent dans les rues du pays, et chaque jour les manifestants font preuve d’un peu plus de créativité que la veille pour contrer la répression militaire. 

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Les Birmans redoublent d’ingéniosité pour faire face pacifiquement aux militaires. Dernière invention : les femmes se sont mises à attacher leurs longues jupes, appelées des longyi, sur les câbles électriques des centres-villes car cela empêche l’avancée des forces armées qui, par superstition, ne s’approchent pas des vêtements de femmes. 

Les officiers de hauts rangs, souvent très conservateurs, pensent également que passer en dessous de ces jupes nuira à leur succès sur la ligne de front.

Les manifestants parsèment régulièrement le sol de portraits du général Min Aung Hlaing, le responsable du putsch, car les soldats font tout pour ne pas marcher dessus. Ce qui a donné une autre idée à des femmes du nord du pays : accrocher leurs soutien-gorges, auxquels elles ont collé ces mêmes photos, un peu partout dans les rues afin de faire reculer les forces armées. 

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À Rangoun, les rues ont été bloquées en faisant croire à de fausses pannes de voiture, et récemment, les manifestants se sont mis à tourner autour des voitures de police aux carrefours en s’arrêtant d’un coup pour faire leurs lacets, tous en même temps, stoppant ainsi, innocemment, la circulation pendant quelques minutes avant de reprendre leur chemin. 

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