Frayeur dans le Pacifique après un séisme et une alerte au tsunami

Des habitants ayant évacué le littoral de Papamoa Beach, en Nouvelle-Zélande, après l'alerte tsunami déclenchée vendredi 4 mars 2021 dans le Pacifique.
Des habitants ayant évacué le littoral de Papamoa Beach, en Nouvelle-Zélande, après l'alerte tsunami déclenchée vendredi 4 mars 2021 dans le Pacifique. AP - George Novak

Un séisme de magnitude 8,1 a été enregistré vendredi 4 mars à proximité des Kermadec, des îles inhabitées du Pacifique. Les autorités ont déclenché dans la foulée une alerte au tsunami en Nouvelle-Zélande, en Nouvelle-Calédonie, au Vanuatu et dans d'autres territoires. Des vagues importantes ont été redoutées, et les populations ont été appelées à évacuer le littoral. Après quelques heures de crainte, la Nouvelle-Zélande et les territoires français du Pacifique ont levé l'alerte.

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Les îles du Pacifique ont regardé avec anxiété l'océan, ce vendredi 4 mars. La menace de vagues de tsunami a tenu les habitants en alerte pendant quelques heures, après le séisme qui a frappé les Kermadec. C'est dans cet archipel inhabité du Pacifique Sud, administré par la Nouvelle-Zélande, qu'a été enregistré le tremblement de terre à 8h28 heure locale (19h28 TU). Sa magnitude : 8,1. D'autres secousses ont été enregistrées avant dans la région.

Multiples appels à l'évacuation des littoraux

Peu après le signalement du séisme, les autorités de plusieurs territoires de cette zone géographique ont déclenché des alertes tsunami, suivant les mises en garde du Centre d'alerte au tsunami du Pacifique. Selon ce dernier, des vagues potentiellement dangereuses pourraient toucher plusieurs îles et archipels. La Nouvelle-Zélande, les Tonga, le Vanuatu et plusieurs autres terres du Pacifique sont concernés. Même le Pérou et le Chili, en Amérique du Sud, ont émis en alerte, sans ordonner d'évacuation.

En Nouvelle-Zélande, l'Agence nationale de gestion des situations d'urgence a ainsi appelé les gens se trouvant sur certaines zones côtières à l'évacuation. En Nouvelle-Calédonie, collectivité française, la sécurité civile a également appelé à évacuer le littoral.

« Une vague de un à trois mètres va impacter l'ensemble de la Nouvelle-Calédonie. Il faut que les gens quittent les plages et arrêtent toute activité nautique. Il ne faut pas récupérer les enfants à l'école pour ne pas créer d'encombrement », a déclaré à la radio NC 1ère Alexandre Rossignol, son porte-parole. Selon la sécurité civile, une vague pourrait frapper le territoire vers 10 heures heure locale.

Soulagement à Wallis-et-Futuna, en Nouvelle-Zélande et en Nouvelle-Calédonie

Sur Twitter, le ministre français des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a confié suivre « minute par minute l'évolution de la situation dans (nos) territoires du Pacifique » et appelé « chacun à la vigilance ». À 10h30, en Nouvelle-Calédonie, aucune vague importante n'était encore signalée.

À Wallis-et-Futuna, autre collectivité française dans le Pacifique, l'alerte au tsunami a été levée à 11h38. « La vague n'a pas atteint les îles Wallis et Futuna. Il n'a plus, à ce stade, de risque tsunami. La population peut regagner la côte », a indiqué le préfet sur Twitter.

Peu  après, la Nouvelle-Zélande a, elle aussi, levé son appel à l'évacuation. L'Agence nationale de gestion des situations d'urgence a indiqué que « les plus grosses vagues sont passées », sans faire de dégâts, et que « toutes les personnes qui ont évacué peuvent désormais rentrer ».

Et vers 12h25 heure de Nouméa (02h25 heure de Paris), le ministre Sébastien Lecornu a annoncé que l'alerte était « levée sur l'ensemble des territoires français du Pacifique ». Selon la sécurité civile, la vague la plus haute mesurait un mètre et a touché l'île de Maré, en Nouvelle-Calédonie, sans faire de dégâts.

Toutefois, l'océan reste scruté avec attention malgré ces premiers soulagements. Stéphane Quema, directeur du laboratoire de géophysique de Polynésie, a expliqué à l'AFP qu'il restait en alerte car « on est sur une cinétique rapide, avec très peu de temps pour réagir ». Ailleurs dans le Pacifique, si aucune vague d'ampleur n'a été observée, la vigilance reste de mise car le phénomène pourrait durer plusieurs heures.

(Avec AFP)

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