Huit policiers birmans s’enfuient en Inde avec leurs familles

Huit policiers birmans ont traversé la frontière en fin de semaine dernière et se trouvent en Inde avec leurs familles - un premier signe qui pourrait indiquer une désobéissance de la part des forces de sécurité (image d'illustration).
Huit policiers birmans ont traversé la frontière en fin de semaine dernière et se trouvent en Inde avec leurs familles - un premier signe qui pourrait indiquer une désobéissance de la part des forces de sécurité (image d'illustration). AFP - YE AUNG THU

Huit policiers birmans ont traversé la frontière en fin de semaine dernière et se trouvent en Inde avec leurs familles - un premier signe qui pourrait indiquer une désobéissance de la part des forces de sécurité depuis le coup d’État de la junte militaire il y a un mois. La Birmanie réclame leur retour.

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« Dans le but de garantir les relations amicales entre nos deux pays, nous demandons le renvoi de huit policiers birmans qui sont entrés sur le territoire indien. » C’est par cette lettre officielle envoyée aux autorités indiennes que la Birmanie a reconnu la première fuite de ses officiers.

Ces 8 policiers sont âgés de 22 à 25 ans et sont partis avec leurs familles, soit un groupe d’environ 48 personnes. Ils sont arrivés dans l’État frontalier du Mizoram, à l’extrême nord-est de l’Inde. Les autorités indiennes n’ont pas encore indiqué si elles allaient les renvoyer, et se sont pour l’instant contenté de renforcer le contrôle de cette frontière terrestre.

La réponse de l’Inde devrait toutefois être observée avec attention par la communauté internationale, car elle marquerait sa politique face à la junte: New Delhi a jusqu’à présent indiqué être « très préoccupé » par la prise du pouvoir de la junte, et demandé le respect du « processus démocratique ». Mais n’a pas directement condamné ce coup d’État, car l’Inde a trop peur qu’une confrontation avec le pouvoir birman ne serve son rival régional, la Chine.

► À lire aussi : Birmanie: deux manifestants tués, magasins et usines fermés après l'appel à la grève

 

 

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