Birmanie: l'audience d'Aung San Suu Kyi reportée, au lendemain d'un dimanche meurtrier

Le portrait de l'ancienne dirigeante birmane Aung San Suu Kyi est souvent brandi par les manifestants anti-coup d'État, comme ici à Rangoun, le 17 février 2021.
Le portrait de l'ancienne dirigeante birmane Aung San Suu Kyi est souvent brandi par les manifestants anti-coup d'État, comme ici à Rangoun, le 17 février 2021. AFP - SAI AUNG MAIN

Les manifestations pro-démocratie se poursuivent ce lundi 15 mars, au lendemain de la journée de répression la plus meurtrière depuis le coup d'État militaire du 1er février. Au moins 44 manifestants ont été tués par les forces de sécurité. L'ancienne cheffe du gouvernement, Aung San Suu Kyi, devait comparaître en vidéoconférence, mais l'audience a été reportée faute de connexion internet.

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La Prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, est poursuivie pour au moins quatre chefs d'accusation, dont importation illégale de talkies-walkies, violations des restrictions liées au coronavirus et incitation aux troubles publics. L'armée l'accuse aussi de corruption. Faute de connexion internet, l’audience d’Aung San Suu Kyi a été reportée au 24 mars. Son avocat s’est plaint de ne pas pouvoir rendre visite à sa cliente, toujours tenue au secret.

C’est pour demander sa libération et la restauration de la démocratie que des Birmans continuent de descendre dans la rue ce lundi, à Rangoun, mais aussi dans d’autres villes comme Mandalay par exemple, où des ingénieurs ont défilé contre la junte.

L’armée a décrété la loi martiale dans six cantons de la grande banlieue de Rangoun. Toute personne arrêtée dans ces quartiers sera jugée par un tribunal militaire. Les peines peuvent aller de trois ans de prison jusqu’à la condamnation à mort.

Cinq manifestants tués

La répression de plus en plus sanglante du régime est vivement condamnée par plusieurs pays occidentaux et l’ONU. L’organisation internationale fait état d’éventuels crimes contre l’humanité commis par l’armée. Mais jusqu’à présent, ce concert de protestations ne semble avoir aucun effet sur la junte militaire.  

Cinq manifestants ont été tués ce lundi au lendemain de l'une des journées les plus meurtrières depuis le coup d'État militaire du 1er février, dimanche, où au moins 44 personnes sont mortes.

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