Covid-19: Nouvelle-Zélande et Australie vont lancer leur «bulle» où voyager librement

La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, présente les conditions d'une bulle de voyage sans quarantaine entre son pays et l'Australie, à Wellington le 6 avril 2021.
La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, présente les conditions d'une bulle de voyage sans quarantaine entre son pays et l'Australie, à Wellington le 6 avril 2021. AP - Mark Mitchell

La Nouvelle-Zélande a approuvé, mardi 6 avril, le principe d'une « bulle » avec l'Australie à partir de la mi-avril. Les ressortissants des deux pays pourraient y voyager sans quarantaine.

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« Je peux confirmer que les voyages sans quarantaine débuteront dans moins de deux semaines, le 18 avril à 11h59 », a annoncé la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern. « J'apprécie beaucoup la décision prise aujourd'hui par le gouvernement néo-zélandais, a déclaré de son côté son homologue australien, Scott Morrison, lors d'une conférence de presse. Nous leur souhaitons la bienvenue à nouveau, de la même façon que les Australiens seront accueillis par les Kiwis. »

Cette « bulle » devrait donc ouvrir un peu plus d'un an après que l'archipel du Pacifique Sud a fermé ses frontières en raison de la pandémie. Le projet est sur la table depuis de nombreux mois mais son lancement a été plusieurs fois reporté au gré de l'apparition de nouveaux foyers de contamination dans un pays ou l'autre.

L'Australie avait cependant déjà en partie ouvert son territoire aux Néo-Zélandais il y a six mois, leur permettant de se rendre dans certains États sans avoir de quarantaine à observer.

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Espoirs du secteur touristique

Avec 26 décès liés au Covid-19, la Nouvelle-Zélande est l'un des pays qui a été le plus efficace face à la pandémie, profitant de son isolement géographique. De même, avec moins d'un millier de décès pour une population de 25 millions d'habitants, l'Australie a été saluée pour sa gestion de l'épidémie.

L'économie néo-zélandaise a considérablement souffert de l'absence de tourisme étranger sur son sol depuis plus d'un an. Le secteur touristique local espère que la « bulle » permettra d'injecter jusqu'à un milliard de dollars néo-zélandais (600 millions d'euros) dans l'économie nationale.

Jacinda Ardern a exhorté les Australiens à profiter de cette opportunité, à l'approche de la saison des sports d'hiver en Nouvelle-Zélande : « Nous sommes un endroit sûr pour venir en famille. »

Réactions contrastées des compagnies aériennes

Air New Zealand a immédiatement annoncé qu'il allait augmenter son nombre de vols à destination de l'Australie de quatre par semaines à actuellement à une vingtaine quand la bulle entrera en vigueur.

Cependant, Virgin Australia, tout en jugeant que cette annonce allait dans la bonne direction, annoncé qu'elle ne proposerait qu'une offre limitée de vols à destination de Queensland, haut lieu du ski et des sports d'aventure dans le sud de l'île.

Le précédent taïwanais, la prudence de Boris Johnson

Plusieurs pays d'Asie-Pacifique travaillent sur des projets similaires de « bulle ». Taïwan et l'archipel des Palaos, dans le Pacifique, en ont inauguré une ce jeudi 1er avril, avec là aussi l'espoir de soutenir leur industrie touristique durement éprouvée par la pandémie.

Quelques heures avant l'annonce de Mme Ardern, le Premier ministre britannique Boris Johnson a cependant indiqué qu'il n'autoriserait pas les voyages à l'étranger avant un mois au moins.   

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