Les pisciculteurs sud-coréens vent debout contre le rejet des eaux de Fukushima dans la mer

Des Sud-Coréens manifestent devant l'ambassade japonaise de Séoul contre la décision de Tokyo de relâcher les eaux usées de la centrale de Fukushima dans l'océan Pacifique, le 13 avril 2021.
Des Sud-Coréens manifestent devant l'ambassade japonaise de Séoul contre la décision de Tokyo de relâcher les eaux usées de la centrale de Fukushima dans l'océan Pacifique, le 13 avril 2021. © Jung Yeon-je / AFP

Alors que Tokyo a annoncé sa décision de relâcher en mer les eaux partiellement traitées qui ont servi à refroidir la centrale de Fukushima, les voisins du Japon sont en colère. La Corée du Sud a condamné la décision, qui pourrait affecter sa population et en premier lieu la consommation de produits de la mer. Après la catastrophe, les Sud-Coréens avaient déjà limité leur consommation, affectant les pêcheurs et vendeurs locaux.

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Avec notre correspondant à Séoul, Nicolas Rocca

Au plus grand marché de poissons de Séoul, le Noryangjin en plein cœur de Séoul, l'odeur donne l'impression d'être en bord de mer. Mais dans les allées, l’heure est plus à l’inquiétude qu’aux dégustations de fruits de mer.

« Regardez tous les poissons autour de moi : si le Japon décide de prendre cette décision, ils seront tous affectés, évidemment que cela changera ma consommation », dit un client du marché, formel.

Si seulement 3% des produits du marché proviennent des eaux du voisin, cela peut toutefois affecter les vendeurs sud-coréens locaux, comme Chui Sang Min : « Cette dorade vient du Japon. Si on arrête d’acheter les poissons japonais, alors, on n’aura quasiment plus de dorade ici. »

Pour Xi Jin, sa collègue chinoise, il est impératif que les Japonais ne poursuivent pas ce projet : « On doit tout faire pour empêcher le Japon de relâcher l’eau radioactive. La population, les politiques, le monde entier doit les arrêter, même si on doit se battre contre eux pour y arriver. »

Le président sud-coréen Moon Jae-In a annoncé son intention de saisir le Tribunal international du droit de la mer (TIDM). Cela pour s'opposer à la décision japonaise.

 À lire aussi : Rejet des eaux de Fukushima dans la mer: le «coup de grâce», dénoncent les pêcheurs japonais

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