Pakistan: Paris conseille à ses ressortissants de partir après des manifestations contre la France

Un partisan du parti politique islamiste du TLP lance des pierres sur la police lors d'une manifestation contre l'arrestation de leur chef à Lahore, au Pakistan, le 13 avril 2021.
Un partisan du parti politique islamiste du TLP lance des pierres sur la police lors d'une manifestation contre l'arrestation de leur chef à Lahore, au Pakistan, le 13 avril 2021. REUTERS - STRINGER

Face à la violence des affrontements qui opposent, depuis le début de la semaine, la police pakistanaise à des milliers de partisans d’un parti islamiste radical, le Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP), l’ambassade de France a tenu à prévenir ses concitoyens des menaces sérieuses qui pèsent sur les intérêts français.

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De notre correspondante à LahoreSonia Ghezali

Tous les ressortissants français ont reçu cet email, mais il semble que peu s’inquiètent vraiment. Il est vrai que depuis trois jours des centaines de militants du TLP, le Tehreek-e-Labbaik Pakistan, un parti extrémiste religieux, manifestent pour exiger la libération de leur leader Saad Rizvi qui appelait à manifester en masse pour exiger le départ de l’ambassadeur de France.

Une exigence qui remonte à novembre 2020 après que le président Emmanuel Macron avait défendu la publication des caricatures après l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty, le 16 octobre 2020. Afin de disperser les manifestants, les autorités pakistanaises s’étaient alors engagées à présenter la requête du TLP au Parlement.

► à lire aussi : Caricatures: le Premier ministre pakistanais accuse Macron «d’attaquer l’islam»

Le 12 avril dernier les militants du parti extrémiste sont à nouveau descendus dans la rue bloquant les accès de plusieurs grandes villes du pays. Deux policiers ainsi que deux manifestants ont été tués, plus de 200 policiers ont été blessés. Les autorités pakistanaises ont annoncé hier mercredi l’interdiction du TLP dans le cadre de la loi anti-terroriste. Il reste encore quelques centaines de manifestants rassemblés en sit-in dans certaines villes.

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