États-Unis: 4 millions de gants en latex du géant malaisien Top Glove saisis par les douanes

Top Glove, le géant malaisien des gants en latex, est dans le collimateur des États-Unis.
Top Glove, le géant malaisien des gants en latex, est dans le collimateur des États-Unis. Mohd RASFAN AFP

Quatre millions de gants en caoutchouc ont été saisis par les douanes américaines. Ils proviennent de l’entreprise malaisienne Top Glove, le numéro 1 du secteur. Mais le géant des gants en latex est dans le collimateur des États-Unis : à cause d’accusation de travail forcé, ses produits sont interdits en Amérique depuis mai.

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Avec notre correspondante à Kuala Lumpur, Gabrielle Maréchaux

Top Gove est une entreprise qui a fait de nombreuses fois la Une des journaux malaisiens depuis la crise du coronavirus. D’abord pour ses bénéfices colossaux en pleine crise sanitaire : en septembre dernier Top Glove annonçait avoir multiplié ses profits trimestriels nets par 18, par rapport à l’année précédente.

Mais rapidement, le pays découvre que l’insolent succès du géant qui exporte dans 195 pays en ces temps de marasme économique se fait au prix de la santé de ses travailleurs. La promiscuité de ses entrepôts et dortoirs ne permet pas la distanciation sociale, et ils se transforment rapidement en foyers de contamination.

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19 enquêtes lancées

Dans la foulée, la Malaisie apprend également qu’un employé népalais a été licencié pour avoir essayé de lancer l’alerte sur le non-respect des règles sanitaires. En mars, les autorités malaisiennes commencent donc à sévir. Après avoir lancé 19 enquêtes, le géant est inculpé pour n’avoir pas fourni de logement décent à ses travailleurs, presque tous étrangers.

Et quelques jours plus tard, les États-Unis assuraient avoir réuni suffisamment de preuves pour interdire les produits de Top Glove qui était suspectée de travail forcé.

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