Inde: 25 personnes arrêtées pour des affiches critiques de la gestion de la pandémie

La police indienne en patrouille pendant l'épidémie de Covid-19.
La police indienne en patrouille pendant l'épidémie de Covid-19. AFP - NARINDER NANU

25 personnes ont été arrêtées à New Delhi pour avoir posé des affiches critiquant la gestion de la pandémie par le Permier ministre Narendra Modi. L’opposition dénonce avec force une atteinte aux libertés démocratiques.

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Avec notre correspondant à Bangalore, Côme Bastin

« Cher Modi, pourquoi avez-vous envoyé les vaccins de nos enfants à l’étranger ? » Cette question a été écrite en blanc sur fond noir et imprimée sur des affiches placardées dans différentes partie de la capitale.

Pour les avoir collées, 25 personnes ont été arrêtées depuis ce samedi 15 mai. La plupart sont des petits travailleurs comme des conducteurs de Tuk-tuk ou des vendeurs de journaux.

La police les accuse de dégradation de propriété privée et de négligence contribuant à la propagation de la pandémie. Les inculpés ont été libérés ce dimanche 16 mai. Cependant, une enquête a été ouverte pour savoir s’ils ont été payés pour leur militantisme.

Rahul Gandhi : « Arrêtez-moi aussi »

L’opposition indienne a vivement réagi à ces arrestations qu’elle juge contraire à la liberté d’expression. Le Parti TMC, récemment réélu au Bengale-Occidental, a affirmé que la question posée était parfaitement valide. Le leader du parti du Congrès, Rahul Gandhi, lui, a partagé une version virtuelle de l’affiche avec le mot-dièse « arrêtez-moi aussi », devenu viral sur Internet.

Cette polémique arrive après que le président de la branche jeunesse du parti du Congrès a été interrogé par la police vendredi. Son crime ? Avoir distribué illégalement du matériel médical contre le Covid-19.

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