Reportage

Japon: le Français Vincent Fichot espère que les JO vont lui offrir une exposition de son cas

Depuis 9 jours, Vincent Fichot, un Français qui vit depuis 15 ans au Japon, a entamé une grève de la faim devant le stade olympique de Tokyo : ses deux enfants lui ont été « enlevés » il y a trois ans, il est sans nouvelle depuis.
Depuis 9 jours, Vincent Fichot, un Français qui vit depuis 15 ans au Japon, a entamé une grève de la faim devant le stade olympique de Tokyo : ses deux enfants lui ont été « enlevés » il y a trois ans, il est sans nouvelle depuis. Philip FONG AFP

Depuis 9 jours, Vincent Fichot, un Français qui vit depuis 15 ans au Japon, a entamé le 10 juillet une grève de la faim devant le stade olympique de Tokyo : ses deux enfants lui ont été « enlevés » il y a trois ans, il est sans nouvelle depuis. Il a tenté toutes les procédures juridiques possibles, jusqu’à la Cour suprême. Il espère que la cérémonie d’ouverture des JO qui se tient au stade vendredi prochain 23 juillet lui permettra une plus grande exposition de son cas.

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Avec notre envoyée spéciale à Tokyo, Clea Broadhurst

À l'entrée de la gare de Sendagaya, près du stade Olympique de Tokyo, Vincent Fichot est assis par terre en face du poste de police. Deux étendards, un en anglais, l’autre en japonais où il est écrit « enfants enlevés par une Japonaise », l’encadrent. Son fils a six ans, sa fille quatre, il ne les a pas vus depuis trois ans, malgré toutes ses tentatives juridiques.

« En fait, il ne me reste plus rien à faire, d’un point de vue légal, politique, puisque mon chef d’État en a parlé au chef d’État japonais, ils n’arrivent à rien, ils ne savent même pas si les enfants sont en vie ou pas, raconte-t-il. C’est hallucinant qu’un pays du G7 bloque l’accès à un autre pays du G7, à ses ressortissants. Ce n’est pas un problème familial mais diplomatique. Il est important que la France défende l’intérêt de ses enfants avec beaucoup plus de détermination et prenne des actions qui soient plus adéquates face à la problématique et face à l’attitude des Japonais qui se refusent à toute coopération. »

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Le choix du lieu et du timing ne sont pas anodins : Emmanuel Macron devrait se trouver à 200 mètres de là dans moins d’une semaine, et les premiers symptômes d’une grève de la faim se manifestent au bout de deux semaines, nous explique-t-il. Il veut ainsi montrer au président français sa détermination. Il est prêt à aller jusqu’au bout pour retrouver ses enfants.

Il reçoit le soutien quotidien de nombreuses personnes, des Japonais, des étrangers qui viennent lui apporter des bouteilles d’eau, mais également de parents dans la même situation qui espèrent tous pouvoir un jour revoir leurs enfants.

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