Pékin exhorte les États-Unis à arrêter de «diaboliser» la Chine

Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, le 7 février 2020 (image d'illustration).
Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, le 7 février 2020 (image d'illustration). AFP - PHILIP FONG

Wendy Sherman, numéro deux du département d'État américain, est arrivée dimanche dans la ville de Tianjin, dans le nord du pays où elle devait rencontrer ce lundi son homologue chinois Xie Feng. Les responsables chinois et américains ne s’étaient pas vus depuis la visite de John Kerry à Shanghai en avril.  En préambule, Pékin a demandé aux États-Unis de cesser de diaboliser la Chine.

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

C’est à nouveau l’argument de « l’ennemi imaginaire » qu’a ressorti ce lundi matin le vice-ministre chinois des Affaires étrangères. Un argument qui n’est pas nouveau. Il y a quelques jours quand les États-Unis et l’Europe dénonçaient des attaques attribuées à des pirates chinois, Pékin affirmait déjà que la Maison Blanche devait cesser d’accuser la Chine d’être « l’empire des hackers », sous-entendu « l’empire du mal ».

Selon le compte rendu du préambule de la rencontre envoyé par le ministère chinois des Affaires étrangères ce lundi 26 juillet sur les messageries WeChat, Xie Feng aurait demandé a son homologue américain de changer son « état d’esprit erroné » et la politique qualifié de « dangereuse » menée par la Maison Blanche.

Des relations dans l'impasse 

« Fondamentalement, c’est parce que les Américains voient la Chine comme un ennemi imaginaire » que nous sommes dans l’impasse, a fait savoir le vice-ministre chinois des Affaires étrangères.

C’est vrai que les choses n’ont pas beaucoup avancé depuis la rencontre glaciale d’Anchorage en mars dernier. La Chine doit être traitée sur un pied d’égalité, a rappelé ce week-end le conseiller d’État Wang Yi. Ce que Pékin ne veut pas, ce sont notamment des leçons sur ce que le régime communiste considère comme des affaires intérieures, et notamment les droits de l’homme a Hong Kong ou au Xinjiang, le respect du droit de la mer dans les mers de Chine ou la question de Taïwan.

Ce nouveau sommet à un peu plus d’une heure en TGV de Pékin devrait être pourtant l’occasion selon Washington de rappeler avec clarté ses positions et ce que chacun attend de la relation sino-américaine. L’objectif étant aussi de préparer un futur sommet entre Xi Jinping et Joe Biden.

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