Hong Kong: un premier suspect reconnu coupable en vertu de la loi sur la sécurité nationale

Le Hongkongais Tong Ying-kit à son arrivée dans l'un des tribunaux de l'ex-colonie britannique, le 6 juillet 2021.
Le Hongkongais Tong Ying-kit à son arrivée dans l'un des tribunaux de l'ex-colonie britannique, le 6 juillet 2021. AP - Vincent Yu

Un Hongkongais a été condamné ce mardi 27 juillet pour terrorisme et incitation à la sécession dans le premier procès instruit en vertu de la loi drastique sur la sécurité nationale que Pékin a imposée dans l'ex-colonie britannique. Cette décision crée un précédent judiciaire, en confirmant que certains slogans politiques sont désormais hors-la-loi dans le territoire pourtant censé jouir de libertés inconnues dans le reste de la Chine.

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Tong Ying-kit est un ancien serveur de 24 ans. Il avait été inculpé pour sécession et terrorisme pour avoir foncé à moto sur trois policiers le 1er juillet 2020, le jour de l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale. Son crime ? Avoir brandi un drapeau où était inscrit : « Libérez Hong Kong, la révolution de notre temps ». Cette formule s'était imposée comme le principal slogan de l'immense mobilisation populaire de 2019.

Tong a été déclaré mardi coupable par un panel de trois juges qui ont estimé que le drapeau qu'il brandissait contenait un slogan « capable d'inciter d'autres personnes à commettre un acte de sécession », et était par conséquent illégal. Sa peine sera prononcée à une date ultérieure. Il risque la prison à vie.

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Procès sans jury

En outre, son procès, qui a duré deux semaines, a rompu avec la tradition juridique. Il s'est déroulé sans jury et les trois magistrats ont été choisis par l'exécutif hongkongais pour juger les affaires ayant trait à la sécurité nationale.

Concernant la mise en accusation pour terrorisme, les magistrats ont estimé que les faits étaient constitués parce qu'en fonçant sur les policiers, l'accusé avait « gravement mis en péril la sécurité publique ».

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Liberté sous caution refusée 

Plus de 60 personnes ont été inculpées en vertu de la loi sur la sécurité nationale, qui s'est imposée comme le principal outil de la répression chinoise contre le mouvement pro-démocratie.

Parmi les personnes poursuivies en vertu de ce texte draconien, figure notamment le magnat des médias Jimmy Lai, ex-patron de l'Apple Daily, journal pro-démocratie disparu depuis le 24 juin dernier. La plupart se sont vus refuser la libération sous caution et attendent leur procès derrière les barreaux.

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