Nouvelle-Zélande: Jacinda Ardern présente des excuses aux habitants des îles du Pacifique

La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern (C) est recouverte d'un tissu blanc lors d'une cérémonie à Auckland, le dimanche 1er août 2021, pour s'excuser officiellement pour une partie de l'histoire du pays à charge raciale connue sous le nom de Dawn Raids.
La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern (C) est recouverte d'un tissu blanc lors d'une cérémonie à Auckland, le dimanche 1er août 2021, pour s'excuser officiellement pour une partie de l'histoire du pays à charge raciale connue sous le nom de Dawn Raids. AP - Brett Phibbs

La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardner a présenté ce dimanche des excuses officielles aux habitants des îles du Pacifique qui ont été victimes d'arrestations et d'expulsions dans des opérations de police dans les années 1970.

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La cérémonie mystique se déroule dans un silence total. Jacinda Ardern se prête à l'ifoga, un rite ancestral de soumission pratiqué dans l'archipel des îles Samoa en cas d'offense grave et pour demander pardon.

Assise sur une chaise, entourée de chefs des communautés du Pacifique, la Première ministre est recouverte d'un voile blanc. Le voile est ensuite retiré et le rite se termine par une longue étreinte avec l'une des chefs des populations autochtones.

Jacinda Ardern demande ensuite pardon devant une assistance très émue.

« Aujourd'hui, je présente au nom du gouvernement néo-zélandais des excuses officielles et sans réserve aux communautés du Pacifique qui ont été victimes de discriminations dans la manière dont ont été appliquées les lois en matière d'immigration dans les années 70, a-t-elle déclaré sous les applaudissements. Le gouvernement exprime sa peine et ses regrets que ces opérations de police aient existées et qu'elles aient été considérées comme appropriées. Nous vous présentons nos profondes et plus sincères excuses. » 

Durant les années 1970 et pendant une décennie, les habitants du Pacifique ont été victimes de violences racistes, arrestations et expulsions au nom d'une loi sur l'immigration qui visait les résidents dont les visas de travail avaient expiré. 86% des poursuites visait les populations autochtones contre seulement 5% pour les Britanniques et Américains qui représentaient pourtant un tiers des personnes en situation illégale. 

Plus de 50 ans après les faits, Jacinda Ardner espère que ces excuses apaiseront les communautés des îles du Pacifique. 

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