Australie: vers une obligation vaccinale pour pouvoir travailler?

C’est une première en Australie: le groupe SPC, spécialiste des fruits et légumes en conserve, va exiger des 450 employés de son usine qu’ils soient vaccinés contre le Covid-19, faute de quoi ils ne pourront plus travailler.
C’est une première en Australie: le groupe SPC, spécialiste des fruits et légumes en conserve, va exiger des 450 employés de son usine qu’ils soient vaccinés contre le Covid-19, faute de quoi ils ne pourront plus travailler. DAVID GRAY AFP

C’est une première en Australie. Le groupe SPC, spécialiste des fruits et légumes en conserve, va exiger des 450 employés de son usine qu’ils soient vaccinés contre le Covid-19, mais aussi des intérimaires et contractuels. Donc, au total un bon millier de personnes d’ici au mois de novembre, faute de quoi ils ne pourront plus travailler. Des initiatives similaires ont déjà été prises par certaines entreprises aux États-Unis. Interrogé sur le sujet dans la journée, le Premier ministre Scott Morrison ne s’y est pas opposé, et l’État de Nouvelle-Galles du Sud, où se trouve Sydney, confinée depuis plus de six semaines, y réfléchit également pour permettre le retour des employés sur leur lieu de travail.

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Avec notre correspondant à Sydney, Grégory Plesse

Pas de vaccins, pas de boulot ! C’est l’annonce choc faite ce matin par le préparateur alimentaire SPC qui attend de ses employés qu’ils aient reçu une première dose de vaccin au 15 septembre au plus tard, et la deuxième avant le 1er novembre. La mesure s’applique aux employés, aux intérimaires, mais aussi aux contractuels qui travaillent pour ce groupe établi dans l’État de Victoria.

Son PDG, Robert Giles, estime que c’est une condition indispensable pour la bonne marche de son entreprise : « Deux choses nous ont décidés : d’abord le variant Delta, sa très forte contagiosité et donc la sécurité de nos employés. Et ce faisant, nous pouvons aussi poursuivre notre activité… Nous sommes un élément important de la chaîne alimentaire en Australie. »

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L’entreprise prévoit de compenser ses salariés pour le temps pris à aller se faire vacciner, mais aussi de payer jusqu’à deux jours de congé maladie en cas d’effets secondaires. Reste bien sûr la question de la légalité d’une telle mesure. « Je laisse nos avocats s’occuper des questions juridiques, mais notre impression générale, c’est que ça nous semble raisonnable de demander à nos employés de se vacciner », explique Robert Giles.

Le Premier ministre Scott Morrison n’est en tout cas pas opposé à ce type d’exigences de la part des entreprises. Enfin, le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud réfléchit aussi au même type de mesures afin de permettre la réouverture de certains commerces malgré le confinement.

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