Attaque jihadiste en Nouvelle-Zélande: le terroriste était surveillé de très près

Des policiers évacuent le centre commercial d'Auckland où a eu lieu l'attaque terroriste, en Nouvelle-Zélande, le 3 septembre 2021.
Des policiers évacuent le centre commercial d'Auckland où a eu lieu l'attaque terroriste, en Nouvelle-Zélande, le 3 septembre 2021. via REUTERS - STUFF LIMITED/RICKY WILSON

En Nouvelle-Zélande, au lendemain de l'attaque au couteau dans un supermarché de la ville d'Auckland dont le bilan s’élève désormais à  7 blessés, dont 3 dans un état grave, des questions se posent autour de la surveillance de l'auteur de cette attaque.  

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Avec notre correspondant à Wellington, Richard Tindiller  

Quatre femmes et trois hommes ont été poignardés vendredi alors qu'ils étaient simplement en train de faire leurs courses. L'auteur de cet attentat, un Sri-lankais de 32 ans, a été abattu par la police dans la minute qui a suivi cette attaque.

Constamment suivi par des officiers en civile, le terroriste, sympathisant de l'État islamique, était donc surveillé de très près par les autorités.

Lors de son point presse ce samedi, la Première ministre Jacinda Ardern a dû répondre à de nombreuses questions sur le passé judiciaire de cet individu. Elle a précisé « que toutes les voies ont été explorées pour le maintenir en détention ». 

► À lire aussi : Attaque jihadiste dans un supermarché en Nouvelle-Zélande: l'assaillant tué, six blessés

Le Mental Health Act pointé du doigt

Libéré en juillet dernier, l'homme avait été condamné en 2018 pour possession d'arme blanche et planification d'une attaque terroriste. Pendant sa détention, Jacinda Ardern a également précisé qu'il avait agressé des gardiens mais aucun chef d'accusation n'avait alors été retenu contre lui.  

Mais certaines autorités pointent désormais du doigt le Mental Health Act, qui impose d’évaluer un prisonnier psychologiquement. Ce qui n'avait pas été fait sur cet individu. Une nouvelle qui pose un « gros problème », a déclaré la Première ministre.  

Tout comme des interrogations autour d'une déportation de l'individu dont le gouvernement n'a pas encore été capable de justifier à cause de procédés judiciaires.  

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